mardi 5 septembre 2017

Robert Pattinson Talks 'Good Time', Music and More with L'Officiel (France) + Translation

Robert Pattinson Parle de 'Good Time', de Musique & Plus encore avec L'Officiel (France)




Via L'Officiel:
Robert Pattinson a une carrière des plus surprenantes, passant de la saga “Twilight” à des films de David Cronenberg et, bientôt, Claire Denis. Alors que sort sur les écrans “Good Time”, des frères Safdie, cet acteur pressé nous a parlé de son rapport au cinéma, de la manière dont il se voit et de musique.
En jouant une petite frappe dans Good Time, le polar fou et jubilatoire des jeunes réalisateurs new-yorkais Ben et Josh Safdie, Robert Pattinson pulvérise une bonne fois pour toutes son image de beau gosse. Cet acteur anglais qui a toujours fait preuve d’audace s’impose, à 31 ans, comme l’un des plus excitants de sa génération, digne relève d’un Joaquin Phoenix qui lui a chipé de justesse le Prix d’interprétation au Festival de Cannes cette année. C’est d’ailleurs dans le palace le plus rock’n’roll de Cannes, le Marriott, que nous avons pu rencontrer ce grand garçon (1,85 m) dénué de prétention. Jean et coiffure rebelle, séduction lancinante de son regard à la fois bienveillant et troublant, Robert Pattinson nous a expliqué sa quête obsessionnelle de travailler avec les talents de demain.

Pourquoi vouliez-vous jouer dans Good Time ?
J’adore les clips vidéo sous très haute tension, et je rêvais de trouver un long-métrage qui aurait la même adrénaline. Les frères Safdie ont insuflé de bout en bout ce genre d’énergie explosive, tout en signant un film minutieux et contrôlé. Je ne sais toujours pas comment ils ont accompli un tel exploit.

D’où vous vient ce désir d’urgence ?
J’ai tendance, quand je fais un film, à avoir l’impression qu’il sonne faux, ou que je suis moi-même un imposteur, et dans ce cas je me rétracte. Je ne livre qu’une prestation superficielle, en gardant pour moi mon côté plus complexe, ou du moins plus angoissé. Depuis plusieurs années, je me disais que, pour sortir de ce piège, il me faudrait un metteur en scène qui serait si rapide que je n’aurais pas le temps de réfléchir. Je cherchais quelqu’un qui me per- mettrait d’être plus instinctif.



 
Vous connaissiez le travail des frères Safdie, qui comptent parmi les réalisateurs les plus prometteurs du cinéma indépendant américain, mais dont le succès était jusqu’alors confidentiel ?
Oui, parce que je suis obsédé par les critiques de films, c’est la seule chose que je lis, du matin au soir, sur internet, et par la découverte de nouveaux talents. J’étais très intrigué par ces nouveaux “frères Coen” à la petite trentaine. Je savais qu’ils avaient déjà fait trois films cassavetiens (The Pleasure of Being Robbed en 2008, Lenny and the Kids en 2009 et Mad Love in New York en 2014, ndlr), des portraits de New-Yorkais marginaux avec budget minimal, caméra à l’épaule, beaucoup d’improvisation et un goût certain pour l’absurde. Ça me parlait bien.

Présentez-nous votre personnage dans Good Time.
Il s’agit de Connie, un jeune braqueur instable, qui entraîne dans ses mauvais coups Nick, son frère handicapé mental joué de façon stupéfiante par Ben Safdie lui-même. Un braquage tourne mal, Nick est arrêté et Connie essaie de le faire s’évader. Sauf que tout foire et Connie est entraîné dans un enchaînement de situations cauchemardesques. Le personnage est compliqué. Ce qui m’a aidé à le trouver sympathique est que les frangins n’avaient pas terminé le scénario quand je les ai rencontrés : j’ai pu comprendre et assimiler la mentalité de Connie pendant l’écriture.

Vous habitez ce rôle, comme vous l’avez fait dans The Lost City of Z de James Gray, où vous étiez méconnaissable en explorateur barbu à petites lunettes.
J’avais accepté The Lost City of Z non seulement pour le romanesque de James Gray, mais aussi parce que c’était deux mois de tournage dans la jungle amazonienne. Good Time, c’est plus la jungle urbaine. Pour me préparer, je suis resté deux mois enfermé seul dans la cave d’un immeuble insalubre de Harlem avec des boîtes de thon pour toute nourriture. Je dois avoir une intoxication au mercure (rires). Je n’ouvrais jamais les rideaux, je dormais tout habillé. Cela paraît extrême, mais il fallait cultiver ce sentiment d’isolement pour obtenir un résultat crédible. Ensuite, le tournage, c’était des journées de seize ou dix-sept heures. On a tout mis dans ce film.

On a aussi l’impression que les frères Safdie se sont amusés avec votre image de vampire de Twilight...
C’est vrai que j’entre brun dans le film, pour en ressortir les cheveux décolorés et le regard hagard, exsangue. Ben et Josh sont malins, ils s’amusent avec tout.

Avez-vous toujours le sentiment qu’il vous faut casser votre image de jeune premier, que vous devez encore faire vos preuves ?
Non, car je suis toujours surpris que l’on me considère comme une “belle gueule”. Je considère que je devrais prouver que je peux être un beau jeune premier ! (Rires.) Cette image vient du succès phénoménal de la série Twilight : les gens me confondaient avec mon personnage, c’était insensé. Mais j’espère que je n’ai pas l’air de me plaindre. D’autant que l’ère des paparazzis s’étiole, et que je vis à Londres où je parviens à avoir une vie normale. Ce qui m’importe, c’est de pouvoir jouer. C’est un tel privilège...

Comment voyez-vous votre propre parcours ?
Lorsque j’avais 15 ans, un agent m’a remarqué au théâtre. Je n’ai fait aucune école d’art dramatique et je ne viens pas du milieu du cinéma. Ma mère travaillait dans une agence de pub et m’a fait passer des auditions à 12 ans. J’ai eu un peu de succès dans le mannequinat car j’étais alors assez androgyne, ça plaisait, ensuite je pense avoir eu la pire carrière de mannequin de toute l'histoire.

Vous êtes devenu égérie de Dior, photographié par Karl Lagerfeld... pas mal pour une carrière ratée !
(Rires.) Je me souviens, quand j’ai signé avec Dior, avoir été très nerveux. À l’époque, les acteurs tournaient des pubs uniquement au Japon pour être sûrs que personne ne les verrait jamais! Mais j’ai pensé que ça me rendrait bankable, et que cela inciterait de jeunes réalisateurs à m’utiliser. En cours de route, j’ai appris à apprécier l’équipe de Dior. Et un an après mon contrat, tous les acteurs se sont mis à faire comme moi ! Apparaître dans de la pub n’est plus un dilemme moral pour les acteurs.

Vous avez vite recherché des projets plus personnels, qui culminent lors de votre collaboration avec David Cronenberg.
Décrocher rapidement un rôle dans Harry Potter et la Coupe de Feu a tout fait démarrer vite, les Twilight ont ensuite mis le feu aux poudres, il fallait calmer le jeu. Endosser le rôle de Bel Ami, pour moi qui adore Maupassant, était formidable. Retrouver, dans De l’eau pour les éléphants, Reese Witherspoon avec qui j’ai débuté au cinéma, dans Vanity Fair, La Foire aux vanités en 2005, c’était magnifique. Je suis tout aussi fier du western futuriste australien The Rover ou de Life d’Anton Corbijn... Mais Cosmopolis et Map to the Stars avec le très grand Cronenberg ont montré que j’avais mûri.

Vous êtes aussi musicien. Cherchez-vous à trouver un rôle musical ? 
Je joue de la guitare et du piano et j’essaie depuis toujours de faire un film sur le groupe The Band. Ils avaient tous moins de 23 ans quand ils ont réussi, ça me fascine. Le scénario est écrit, je cherche encore un producteur et un réalisateur.

Les chansons que vous écoutez en ce moment ?
Laissez-moi regarder... (Il s’empare de son smartphone.) Il y a Donny Hathaway, Janet Jackson... J’écoute aussi de la musique bizarre : la bande originale de Metropolis de Fritz Lang. Comment est-ce possible, c’est un film muet ! Je vous dis, je suis très bizarre (rires).

Un acteur qui vous a donné envie d’être acteur ?
Jack Nicholson.

Quel est votre état d’esprit actuel ?
Je viens d’entrer dans une phase où j’aime vraiment jouer. Je joue dans le prochain Claire Denis, un film de science fiction et son premier en anglais. Si on m’avait dit cela un jour, je ne l’aurais pas cru. Tourner avec Claire Denis, c’est le sommet de ma carrière. 


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From L'Officiel: (translated with Google Translation)

Robert Pattinson has a very surprising career, moving from the saga "Twilight" to films of David Cronenberg and soon, Claire Denis. While on the screens "Good Time", the Safdie brothers, this actor in a hurry told us about his relationship to the cinema, the way he sees himself and music.
Playing a small shot in Good Time, the wild and jubilant thriller of young New York filmmakers Ben and Josh Safdie, Robert Pattinson once shattered his image of a beautiful kid. This British actor who has always been bold has imposed himself, at 31 years, as one of the most exciting of his generation, worthy of a Joaquin Phoenix who took him by a hair's breadth the Interpretation Award of Cannes Festival this year. . It is also in the most rock'n'roll palace of Cannes, the Marriott, that we could meet this great boy (1.85 m) unpretentious. Jean and rebellious hairstyle, seductive seduction of his look at once benevolent and disturbing, Robert Pattinson explained to us his obsessive quest to work with the talents of tomorrow.

Why did you want to play in Good Time?
I love video clips under very high voltage, and I dreamed of finding a feature film that would have the same adrenaline. The Safdie brothers have instilled end-to-end this kind of explosive energy, while signing a meticulous and controlled film. I still do not know how they accomplished such a feat.

Where does this desire for urgency come from?
I tend, when I make a film, to feel that it sounds false, or that I am myself an impostor, and in this case I retract. I only deliver a superficial performance, keeping for myself my side more complex, or at least more anxious. For several years, I had been thinking that to get out of this trap, I would need a director who would be so quick that I would not have time to think. I was looking for someone who would allow me to be more instinctive.

You knew the work of the Safdie brothers, who are among the most promising directors of American independent cinema, but whose success had been confidential until then?
Yes, because I'm obsessed with movie reviews, it's the only thing I read, from morning to night, on the internet, and by the discovery of new talents. I was very intrigued by these new "Coen brothers" in their early thirties. I knew they had already made three Cassavetes' style films (The Pleasure of Being Robbed in 2008, Lenny and the Kids in 2009 and Mad Love in New York in 2014, ed.), Portraits of marginal New Yorkers with minimal budget, camera on the shoulder, a lot of improvisation and a certain taste for the absurd. That spoke to me.

Introduce us to your character in Good Time.
This is Connie, a young unstable guy who drags in his bad choices Nick, his mentally handicapped brother played stunningly by Ben Safdie himself. A robbery turns bad, Nick is arrested and Connie tries to make him escape. Except that any screw up and Connie is dragged into a chain of nightmarish situations. The character is complicated. What helped me find it nice was that the brothers had not finished the script when I met them: I could understand and assimilate Connie's mentality during writing.
You live in this role, as you did in James Gray's The Lost City of Z, where you were unrecognizable as a bearded explorer with little glasses.
I had accepted The Lost City of Z not only for the romance of James Gray, but also because it was two months of filming in the Amazon jungle. Good Time, it's more the urban jungle. To get ready, I stayed for two months locked up alone in the basement of an unhealthy building in Harlem with boxes of tuna for any food. I must have mercury poisoning (laughs). I never opened the curtains, I slept dressed. This seems extreme, but it was necessary to cultivate this feeling of isolation in order to obtain a credible result. Then the shooting was on days of sixteen or seventeen. We put everything in this film.

We also have the impression that the Safdie brothers had fun with your vampire image of Twilight ...
It is true that I enter in the film with brown hair, and I ended with bleached hair and wild eyes, bloodless. Ben and Josh are clever, they have fun with everything.

Do you always feel that you need to break up your image as a young actor, that you still have to prove yourself?
No, because I am always surprised that I am considered as a "great face". I consider that I should prove that I can be a handsome young actor! (Laughter.) This image comes from the phenomenal success of the Twilight series: people confused me with my character, it was insane. But I hope I do not seem to complain. Especially since the era of the paparazzi is fading away, and I live in London where I manage to have a normal life. What I care about is playing. It is such a privilege ...

How do you see your own journey?
When I was 15, an agent noticed me at the theater. I did not do any school of drama and I do not come from the cinema. My mother worked in a pub agency and gave me auditions at 12 years. I had a bit of success in modeling because I was then quite androgynous, it pleased, then I think I had the worst career of model in the whole history.

You became a muse of Dior, photographed by Karl Lagerfeld ... not bad for a failed career!
(Laughter.) I remember, when I signed with Dior, being very nervous. At the time, the actors were doing ads only in Japan to make sure no one would ever see them! But I thought it would make me bankable, and that would encourage young directors to hire me. Along the way, I learned to appreciate the Dior team. And a year after my contract, all the actors began to do like me! To feature in a campaign is no longer a moral dilemma for the actors.
You've been looking for more personal projects that culminate in your collaboration with David Cronenberg.
Landing a role in Harry Potter and the Goblet of fire made everything start fast, and Twilight sparked things off, it was necessary calm things down. To endorse the role of Bel Ami, for me who adores Maupassant, was formidable. I met up with Reese Witherspoon, in Water for Elephants, with who I started with in Vanity Fair in 2005, I found it beautiful. I'm just as proud of the Australian futuristic western The Rover or Life of Anton Corbijn ... But Cosmopolis and Map to the Stars with the great Cronenberg showed that I had matured.
You are also a musician. Are you looking for a musical role?
I play guitar and piano and I have always tried to make a film about The Band. They were all under 23 when they were successful, it fascinates me. The script is written, I'm still looking for a producer and a director.

The songs you're listening to right now?
Let me have a look ... (He grabs his smartphone.) There's Donny Hathaway, Janet Jackson ... I also listen to some weird music: the soundtrack of Fritz Lang's Metropolis. How is this possible, it is a silent film! I told you, I'm very weird (laughs).

An actor who made you want to be an actor?
Jack Nicholson.

What is your current state of mind?
I just entered a phase where I really enjoy acting. I play in the next Claire Denis, a science fiction film and her first film in English. If I had been told that one day, I would not have believed it. Working with Claire Denis is the top of my career.







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