jeudi 28 août 2014

New Rob's Interview with The Sunday Times: "The Best Thing About Robert Pattinson Is How Weird He Is"

Nouvelle Interview de Rob avec The Sunday Times: "La Meilleure Chose à Propos de Robert Pattinson c'est son coté Bizarre"

Update: Ajout de la traduction


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Via The Sunday Times:
Ce qu'il y a de mieux concernant Robert Pattinson c'est à quel point il est bizarre. S'il n'avait pas été acteur, il serait ce mec au bureau qui souri à moitié et qui fait un détour pour éviter la fontaine à eau. Il est sympathique, mais bizarre - avec un rire comme celui de Butt-Head (personnage d'une série télévisée d'animation américaine), s'il était allé dans une bonne école privée de Barnes. Nous l'avons rencontré en mai lors du Festival de Cannes, une fois qu'il a eu fini sa cigarette sous un ciel nuageux près à pleuvoir. Dire que ses vêtements sont "grunge" ne serait pas rendre service à ce que l'on pense du grunge. Il est juste habillé de manière désordonnée: chemise de bûcheron, t-shirt, baskets, jean blanc. "J'ai une de ces gueules de bois," gémit-il, alors que je met en route la microphone. "Je me sens absolument répugnant."

La pièce est remplie de journalistes fatigués. Ils sont assis en groupe, pour 15 minutes de R-Patz, pour une citation sur Twilight à propager sur le net. La saga de vampires est finie, mais reste immortelle. De 2008 à 2012, ces 5 films, basés sur les romans de Stephenie Meyer, ont fait £2 milliards à travers le monde et soutenus par une base de fans ardemment amoureuse du rôle masculin principal. Pour beaucoup, il sera toujours Edward, l'immortel qui est tombé amoureux de Bella (Kristen Stewart). Ils ont ajouté au mythe en devenant un vrai couple hors caméra également. Ajoutez à cela son rôle clé dans Harry Potter et il n'est pas surprenant que le beau gosse pâle ait passé une grande partie de sa vie à faire la Une des journaux. Ça a été un passage à l'âge adulte étrange pour le plus jeune d'une famille de trois enfants, qui a grandi dans une banlieue huppée de Londres, et qui, à ce que j'ai découvert, n'aime pas vraiment les gros films.

Ce qu'il aime c'est son dernier rôle dans The Rover, un thriller indépendant du réalisateur David Michôd, qui n'a même pas vu Twilight. Ça plaît à Pattinson, qui parle avec avidité du film même s'il est allé à une fête la nuit dernière et a "oublié" qu'il devait travailler ce matin. Il existe donc quelques multimillionnaires de 28 ans normaux. Nous parlons d'une récente interview pour Dior dans laquelle il parlait, bêtement, des femmes françaises car, "on m'a demandé 'Quel est votre partie préférée dans un parfum ?'" Il secoue la tête à l'ineptie de la question. "J'ai aussi dit à quelqu'un que j'utilisais de la crème hydratante, et puis je l'ai vu écrit en noir sur blanc - j'ai passé tout ce temps à essayer d'être crédible et il y a un pu**** de gros titre sur de la crème hydratante!"

La suite après la coupure / English version after the cut


Le truc c'est qu'il est mortifié. Tout ce qu'il veut, et ce dont il a besoin maintenant, c'est de la crédibilité. Il est piégé: 5 films Twilight et des contrat de mode ont crée ça. Alors au cours des dernières années, depuis Cosmopolis de David Cronenberg en 2012, il est à la recherche de rôle bizarres et à contre emploi. Il est le seul acteur à avoir eu des rapports sexuels dans une limousine - à l'écran - deux fois durant cette décennie. Dans The Rover, il défèque dans un champ poussiéreux. Je lui ai lu une citation de Catherine Hardwicke, qui a réalisé le premier Twilight. "Rob est évidemment ridiculement photogénique, mais il est aussi tellement talentueux. Je le vois créer des personnages bizarres, sauvages et stylisés." Il se tortille sur lui même à cause de la première partie de la citation, mais il adore la seconde.
"Je choisi des rôles si étranges, qu'ils ne peuvent pas être jugées dans des termes normaux," dit-il. Son cerveau grince; sa voix est douce et fatiguée. "Si y a des rôles auxquelles de nombreuses personnes peuvent s'identifier, je ne sais pas si je suis capable de le faire. Ce n'est pas la façon dont je m'attache aux choses. S'il y a certains critères déjà imposés pour un personnage, je ne vais pas pouvoir les atteindre. Donc j'aime me les appropiés. Vous pouvez inventez un nouveau jeu d'émotions qui ne vont même pas vraiment avoir de sens pour vous."
Dans The Rover il joue Rey, un vagabond blessé dans une future Australie, ravagée, sans foi ni loi, par une catastrophe indéterminée. Il pourrait être un soldat et, comme le dit Pattinson, il est "handicapé". L'acteur est excellent, donnant une de ses meilleures performances à un film sombre et sérieux - Sad Max, si vous voulez - qui l'oppose à Guy Pearce, le personnage très en colère d'Eric. Le plus beau chante en même temps les paroles d'une chanson qui dit : "Ne me détestez pas parce que je suis beau." Les dents de Rey sont horribles: pointues et tordues. Ils rappellent à Pattinson "les enfants à l'école qui ne se brossaient pas les dents." - "Les types bizarres", dit-il en souriant. "C'était toujours ceux qui jouaient trop aux jeux vidéos."
C'est ce qu'il y a de drôle à propos de Pattinson - ou, du moins, sa version avec une gueule de bois. Il n'a pas de filtre. La plupart des grands acteurs se retiendraient de dénigrer les gens qui jouent aux jeux vidéos, vu qu'une grande partie d'entre eux regardent aussi leurs films. Mais pas lui. Je lui suggère que ce personnage de Rey, mentalement et physiquement tordu, c'est son moment "Miley Cirus" à lui, un moment publique ruinant quelque chose d'innocent. "C'est comme faire comme Miley Cyrus," répète t-il, en grognant et souriant, mais je ne pense pas qu'il se voit jamais vu comme quelqu'un de pure. Il ne s'en soucie certainement pas. Il n'a même pas d'attaché de presse. Je pourrais lui demander avec qui il sort, mais toute réponse à cette question posée à un jeune et beau globe-trotteur en mai, pour un article sortant en Août, serait sans intérêt. Sur le chemin du retour de Cannes, j'ai lu des choses sur sa vie amoureuse. Il y avait des rumeurs sur le mannequin Imogen Kerr et Katy Perry et la styliste de Katy Perry.
Je lui demande ce qui, selon lui, va faire qu'on se souviendra de lui, comment Google décrira automatiquement son nom dans le futur. Stewart - sa partenaire dans Twilight, à propos de qui il a dit récemment, "C'est la vie" - sera toujours là. Il y aura aussi Twilight. Quoi d'autres ? "Gay ?"dit il en rigolant. Mais ça n'est pas vraiment à lui de décider, j'ajoute. Votre image est contrôlée par des fans maniaques, ceux qui retweet toutes les informations sur tous les rôles des centaines de fois par minute. "Ils sont très dynamique," dit il en hochant la tête. "Ce sont de bons publicitaires. Mais je n'aime pas les qualifier de "fans". Je trouve ça grossier lorsque les gens disent 'J'aime mes fans!' Vous ne les connaissez même pas." continue t-il, disant que ça lui semble douteux probablement parce qu'il est "peu sur de lui", avant de s'écrier: "'Comment pouvez-vous m'aimer? Vous ne pouvez pas !'" Je n'ai aucune idée de ce qu'il se rappellera de cette conversation.
J'ai eu 5 minutes avec Pearce - qui a rompu avec son rôle aimé des adolescents, Mike dans Neighbours, avec une série de rôles dans des films difficiles - pour lui demander s'il avait des conseils sur la façon d'échapper à son passé. Il n'envie pas son partenaire, qui est bien plus connu que lui ne l'était dans les années 80. "Je suis heureux de ne pas avoir eu à gérer ça," dit-il franchement. "c'est assez intense. Rob a un bon sens de l'humour, mais ça le touche, complètement. Il voit les trucs Twilights et dit, 'Euh, peu importe...'" Pearce ne peut pas l'aider. C'est difficile de semer un passé pas si lointain. Pattinson a fréquenté la même école primaire que Tom Hardy, mais près d'une décennie plus tard, je pense qu'il envie la construction lente de la carrière de son ancien collègue.
"Les gens demandent toujours, 'Est-ce que vous pouvez vraiment jouer ?'" me raconte Pattinson. Il est frustré. "Et bien, que pensez vous que je faisais dans Twilight? Bon ou mauvais, je jouais. Ce sont toujours les mêmes articles à chaque fois."
Je lui demande si on lui a déjà refusé des rôles à cause de ce qu'il a fait avant. "Un job. Ça n'a été qu'un seul job, quand quelqu'un me dit, 'Je ne peux pas vous prendre à cause de Twilight.'" Et quel était le film ? "Oh, juste un film qui a fait un flop de toutes façons."
Il a une liste de 20 réalisateurs avec lesquels il veut travailler. Il n'a pas de "plan de carrière", mais il veut "des gens avec qui passer du bon temps, pour pouvoir en parler à ses amis". Parmi les films que nous n'avons pas encore vu, il y en a un avec Werner Herzog et aussi avec Anton Corbjin. Il a fait deux Cronenberg en deux ans, le 2ème étant la satire sur Hollywood 'Maps to the stars'. Il tient sa parole.
"Votre dernier emploi est votre dernier emploi et il est possible que vous n'ayez jamais d'autres jobs à nouveau," dit-il. "Donc, vous savez, 'J'ai travaillé avec Werner Herzog' - c'est mieux que de dire, 'Je fais N'importe quel film n°3', pour lequel vous gagnez beaucoup d'argent, tournez pendant 11 mois et dont vous en faite la promotion pendant 8 mois et alors tout le monde dit que c'est de la merde. Je pense que faire un film pour une autre personne que soit c'est n'importe quoi."
Il radote longuement, comme le font les gens passionnés, à moitié en monologue, à moitié en conversation. Des petits bouts révélateurs ressortent: "J'entends des acteurs dire qu'ils ne lisent pas les critiques ou bien qu'ils s'en fichent, et je pense qu'ils mentent. Tout le monde y donne de l'importance." Ou, quand je l'interroge sur une vidéo Youtube qui s'appelle Robert Pattinson déteste Twilight, il hausse les épaules: "J'ai dit tellement de choses débiles." Il accuse ensuite les critiques de donner "plus de marge de manœuvre aux films grands publics qui sont fait pour divertir" et il pense que "le dingue" Cosmopolis qui a souvent été raillé trouvera son public lors de sa diffusion tardive à la télé. Je l'espère. C'est un film intelligent. "Quand les gens font des films compliqués, c'est déjà bien assez difficile pour n'importe qui de pouvoir les voir," dit-il. "Ils sont dépendants des critiques pour les soutenir un peu." Ça l'ennuie que ça ne soit pas plus souvent le cas.
Si The Rover - tourné dans une ville de 50 habitants, "qui y vivent là pour s'échapper" a donné à Pattinson l'éloignement auquel il aspire, et bien Maps To The Stars parle d'une célébrité qu'il connait. Sur le tournage du premier, "il a arrêté de porter du maquillage lui donnant l'ai sale et avait juste l'air sale." Dans le second, il porte un costume de cérémonie et conduit à travers Bervely Hills dans une limousine avec des actrices connues. C'est nébuleux, avec une Julianne Moore en diva sur le retour, John Cusack et Olivia Williams en tant que couple d'une manipulation terrifiante avec des enfants affreux et Carrie Fisher dans le rôle de Carrie Fisher. "Je l'ai trouvé hilarant," dit Pattinson. "Subversif, Combatif. Mais c'est Cronenberg." Il a vu des gamins comme Benjie dans le film (Evan Bird), qui ont eu trop tout jeune et qui ont tout perdu, mais il ne sait pas pourquoi les gens finissent comme ça.
Vers la fin, Pearce surgit de derrière un grand rideau et essaye d'emmener Pattinson avec lui dans sa séance de photoshoot. Le jeune homme se recroqueville. "Je déteste me faire prendre en photos. Je déteste ça," proteste t-il. Il est poussé. Il refuse. "J'ai trop conscience de moi-même." Il ne veut plus être le centre de l'attention. Jouer des rôles principaux, dit-il, n'est pas marrant. Les gros films, dit-il, ne sont pas marrant. "Il n'y a pas de rôles intéressants et vous devez aussi énormément vous entrainer énormément physiquement pour un film que vous n'aimez pas forcément. C'est pénible." Il veut juste faire des films bizarres et sa propre musique bizarre. Pas qu'il ait l'intention de sortie un album. "Je ne gère pas très bien les critiques," il soupire. "Je suis déjà critiqué d'un côté artistique. Je n'ai pas besoin qu'on critique autre chose."
Toute la journée me rappelle la chose la plus vive d'esprit que j'ai vu Pattinson dire, une blague dans une émission américaine qui le résume bien. C'était avec Jimmy Fallon, il y a deux ans, quand l'animateur a dit que des "millions de fans de Twilight" avaient le cœur brisé par la fin de la saga. "C'est doux amère, pas vrai ?" demande t-il. Son invité fait une pause, créant le moins possible de contacts visuels comme il l'a fait avec moi. "Euh," répond-il "Pour eux." Après notre interview, je l'ai entendu lutter avec des questions sur les super héros et sur le fait qu'il puisse survivre à une apocalypse. Plus tard, il sort pour une autre cigarette sous la pluie. "Je me sens assez bien avec le fait de rester seul" m'a t-il dit plus tôt. Et alors que je le regarde, trempé, je le crois. En fait, quelque part dans sa tête, je pense qu'il est déjà seul, tout le temps.


Traduction Pattinson Art Work

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From The Sunday Times:
The best thing about Robert Pattinson is how weird he is. If he weren’t acting, he’d be the one in the office grinning with half a mouth and going out of his way to avoid the water cooler. He’s friendly, but weird — with a laugh like Butt-head if he’d gone to a nice independent school in Barnes. We met in May at the Cannes film festival, once he’d finished his cigarette under a sky barely holding its rain. To call his clothes “grunge” would be a disservice to the thought that goes into grunge. It’s just messy: lumberjack shirt, T-shirt, trainers, white jeans. “I’m so hung-over,” he moans, as I turn the tape on. “I feel absolutely disgusting.”

The room is packed with soggy hacks. They sit in clusters, for 15 minutes of R-Patz, for a quote about Twilight to spread over the internet. The vampire saga is over, but remains undead. From 2008 to 2012, those five films, based on Stephenie Meyer's novels, made £2 billion worldwide and fostered a fan base still fervently in love with their leading man. To many, he will always be Edward, the immortal who cared and fell in love with Bella (Kristen Stewart). They added to the mystique by becoming an off-screen couple, too. Throw in his key role in Harry Potter and it’s unsurprising that the pallid hunk has spent much of his life in the headlines. It’s been an odd coming-of-age for the youngest of three, who grew up in a polite London suburb and, as I find out, doesn’t really like big films.

What he does like is his latest role, in The Rover, an indie thriller from the ­director David Michôd, who hasn’t even seen Twilight. This pleases Pattinson, who talks avidly about the film even though he went to a party last night and “forgot” he had to work. There are few more normal 28-year-old multi­millionaires. We talk about a recent interview for Dior in which he spoke, foolishly, about French girls because, “I was being asked ‘What’s your favourite part of scent?’” He shakes his head at the inanity of the question. “I also told someone I use moisturiser, and then saw it written down — I’ve spent all this time ­trying to get credibility and there’s a f****** headline about moisturiser!’”
The thing is, he’s mortified. All he wants, and needs, now is credibility. He’s loaded: five Twilights and some fashion contracts have sorted that. So, over the past few years, since David Cronenberg’s Cosmopolis in 2012, he has been seeking weird, dirty roles. He’s the only actor to have had sex in a limo — on screen — twice this decade. In The Rover, he defecates in a dusty shrub. I put a quote from Catherine Hardwicke, who shot the first Twilight, to him. “Rob’s obviously ridiculously photogenic, but he’s also so talented. I see him creating stylised, odd, wild characters.” He squirms at the first part, but loves the second.

“I’m picking things so strange, they can’t be judged in normal terms,” he says. His brain is creaking; his voice, soft and tired. “If anything’s relatable in a mass way, I don’t know if I can do it. That’s just not how I relate to anything. If there are certain character beats, I’m not going to be able to achieve them. So I like making it my own game. You can invent a new set of ­emotions that don’t even really make sense to you.”

In The Rover he plays Rey, a bloodied drifter in a future Australia, ravaged ­lawless by some unspecified crash. He may be a ­soldier and, as Pattinson puts it, is “handicapped”. The actor is excellent, bringing the baggage of his better-known work to a sombre, serious film — Sad Max, if you like — that pits him against Guy Pearce’s angry Eric. The pretty one sings along to a song that goes: “Don’t hate me ’cause I’m beautiful.” Rey’s teeth are awful: ­pyramid-sharp and crooked. They remind Pattinson of “the kids at school who didn’t brush their teeth” — the “weirdos”, he smirks. “Always the ones who played too many video games.”

This is what’s fun about Pattinson — or, at least, his hung-over version. There’s no filter. Most big shots would hold back from a slur about people who play video games, as most of them watch their movies, too. But he doesn’t. I suggest that the mentally and physically crooked Rey is his Miley Cyrus moment, a public ruining of something innocent. “It’s like doing Miley Cyrus,” he repeats, grunt-giggling, but I don’t think he ever thought of ­himself as pure. He certainly doesn’t care. He doesn’t even have a publicist. I could have asked who he’s dating, but any answer about that from a globetrotting young heart-throb in May, for a piece in August, felt hopeless. On the way out to Cannes, I read up on his love life. There were rumours about the model Imogen Kerr, and Katy Perry, and Katy Perry’s stylist.

I ask what he thinks he will be rem­embered for, how Google will autofill his name in the future. Stewart — his Twilight co-star, about whom he recently said, “Shit happens” — will always be there. So will Twilight. What else? “Gay?” he laughs. But it’s not really up to you, I add. Yours is an image controlled by manic fans, ones who retweet any news about any role hundreds of times a minute. “They’re very pro­active,” he nods. “Good publicists. But I don’t like referring to them as ‘fans’. I think it’s gross when people are, like, ‘I love my fans!’ You don’t even know them.” He continues, saying he thinks that’s probably dubious as he’s “quite insecure”, before booming, theatrically: “ ‘How can you ever love me? You don’t!’ ” I have no idea how much of this conver­sation he will remember.

I grab five minutes with Pearce — who broke away from his teen-sweetheart part, Mike in Neighbours, with a series of sketchy roles in tough films — to see if he has any advice about how to escape a past. He doesn’t envy his co-star, far better known than even he was in the 1980s. “I’m glad I haven’t had to deal with it,” he says, frankly. “It’s pretty full on. Rob’s got a good sense of humour, but it gets to him, totally. He sees Twilight stuff and goes, ‘Eurgh, whatever...’ ” Pearce can’t help. It’s hard to outrun a quickly lived past. Pattinson went to the same prep school as Tom Hardy, albeit almost a decade later, and I imagine he envies his fellow alumnus’s slow-build career.

“People always ask, ‘Can you actually act?’ ” Pattinson tells me. He’s frustrated. “Well, what the hell do you think I was doing in Twilight? Good or bad, I was ­acting. It’s the same articles every single time.”

I ask if he has been turned down for roles because of what went before. “One job. It’s only ever been one job, when someone said, ‘I can’t cast you because of Twilight.’ ” And the film was? “Oh, just some film that flopped anyway.”

He has a list of 20 directors he wants to work with. There is “no career plan”, but he wants “people to have a good time with, to tell your friends about”. As yet unseen are films he has done with Werner Herzog and Anton Corbijn. He has made two Cronenbergs in two years, the second being the Hollywood satire Maps to the Stars. He’s sticking to his word.

“Your last job is your last job, and you’re potentially not ever going to get another job again,” he says. “So, you know, ‘I worked with Werner Herzog’ — that’s better than saying, ‘I’m doing Whatever 3’, when you get a bunch of money and shoot for 11 months and ­promote for eight months and then everyone says it’s shit. I think doing a movie for anyone except yourself is crazy.”

He rambles at length, as passionate ­people do, half monologue, half conver­sation. Revealing snippets come thick and fast. “I hear actors say they don’t read reviews or care about it, and I think they’re making it up. Everybody cares about it.” Or, when I ask about a YouTube video called Robert Pattinson Hates ­Twilight, he shrugs: “I’ve said so many dumb things.” He then accuses critics of giving “more leeway to mainstream ­movies made as entertainment”, and thinks the “crazy”, much derided ­Cosmopolis will find an audience on late-night TV. I hope so. It’s a smart film. “When people make difficult things, it’s hard enough for anyone to see it,” he says. “They are reliant on critics to buoy it up a little bit.” He’s annoyed they often don’t.

If The Rover — shot in a town of 50 ­people, “who live there to get away” — is the remoteness Pattinson craves, then Maps to the Stars is the celebrity he knows. On the shoot for the former, he “stopped wearing fake-dirt make-up and just looked dirty”. In the latter, he wears an awards-show suit and drives around Beverly Hills in a limo with famous actresses. It’s nebulous, with Julianne Moore as a washed-up diva, John Cusack and Olivia Williams a terrifying power couple with awful children, and Carrie Fisher as Carrie Fisher. “I thought it was hilarious,” says Pattinson. “Subversive, combative. But that’s Cronenberg.” He has seen brats like the film’s Benjie (Evan Bird), who has too much too young and loses it all, but doesn’t know why people turn out like that.

Near the end, Pearce bursts through a big curtain and tries to make Pattinson leap into his photoshoot. The younger man curls up. “I hate having my picture taken. Hate it,” he protests. He’s pushed. He flat-out refuses. “I’m way too self-conscious.” He doesn’t want to be the focus of attention any more. Playing leads, he says, isn’t fun. Big movies, he says, aren’t fun. “You just don’t get interesting parts, and you also have to work out tons for a movie you might not like. It’s a big hassle.” He just wants to make weird films and his own weird music. Not that he will release the latter. “I can’t deal with criticism very well,” he sighs. “I’ve already got it from one angle. I don’t need it from anything else.”

The whole day reminds me of the sharpest thing I’ve seen Pattinson say, a joke on an American chat show that sums him up well. It was with Jimmy Fallon, two years ago, when the host said that “millions of Twilight fans” were heartbroken by the end of the saga. “Bittersweet, isn’t it?” he asks. His guest pauses, making as little eye contact then as he did with me. “Erm,” he replies, “for them.” After our interview, I hear him struggle with ­questions about superheroes, and if he could survive an apocalypse. Later, he heads for another cigarette in the rain. “I’m quite good at being by myself,” he told me earlier and, as I watch him, soaking, I believe him. Actually, somewhere in his mind, I think he’s already by himself, all the time.


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