vendredi 29 août 2014

Great Interview of Robert Pattinson with 'The Guardian': He Talks about 'The Rover', 'Idol's Eye' and Theater

Super Interview de Robert Pattinson avec 'The Guardian'. Il parle de 'The Rover', d''Idol's Eye' et de Théâtre

Update: Ajout de la traduction



Via The Guardian:
Il y a un passage dans 'The Rover', western futuriste de David Michôd tourné dans l'outback Australien, dans lequel le personnage de Robert Pattinson est assit dans la cabine d'un pick up dans la nuit, et écoute la radio qui joue un morceau de Keri Hilson 'Pretty Girls Rock'. Il fait nuit noire et le volume de la radio est faible, et doucement Pattinson commence a chanter sur la mélodie. "Don't hate me cause I'm beautiful", il chante, d'une voix perchée et aiguë, les paroles étouffées par des lèvres laissant apparaitre des dents sales. "Ne me détestez pas parce que je suis beau".

C'est un moment charnière pour Rey, le jeune homme fragile et en manque d'affection que joue Pattinson, mais c'est aussi en quelque sorte une référence par rapport à la carrière de l'acteur lui même : un petit rappel pour le public de combien il s'est éloigné de son image de beau gosse d'Hollywood.

Le Pattinson qui arrive pour notre interview ce matin, semble jouer un jeu similaire remarquant, après avoir fait 2 pas dans la pièce, que le tapis de l'hôtel "ressemble à une image de Magic Eye (auto-stéréogramme)". Et c'est effectivement le cas - un motif vif et flou de rayures crème et noires. Mais la remarque de Pattinson a aussi pour but de détourner l'attention de sa personne, comme s'il était fatigué d'être le centre de l'attention, le visage que tout le monde regarde.

Pattinson avait 22 ans quand il a été choisi pour le rôle d'Edward Cullen dans la saga 'Twilight', la série de 5 films adaptés des romans de Stephenie Meyer, meilleures ventes dans la catégorie romans de vampires pour adolescents. Il est devenu du jour au lendemain une des jeunes stars les plus aimées d'Hollywood, poursuivi partout où il allait par des paparazzis et des fans en folie. Il a été nommé "plus bel homme du monde" par Vanity Fair, et une des "100 personnes les plus influentes" par le Time. C'est au milieu de toute cette agitation et cette folie qu'il s'est embarqué dans une relation avec sa co-star, Kristen Stewart, impliquant que le jeune couple soit rarement épargné par la presse à scandale.

Il a 28 ans maintenant. L'épisode 'Twilight' est terminé, sa romance avec Stewart finie, il s’efforce de d'être prit au sérieux en tant qu'acteur.

Ses précédents rôles principaux ('Remember Me', 'De l'eau pour les Éléphants') ont cédé la place à des personnages plus difficiles - il a reçu des critiques impressionnantes pour son interprétation d'un jeune milliardaire dans l'adaptation de 'Cosmopolis' de David Cronenberg d'après le roman de Don DeLillo, et il sera prochainement vu dans un autre projet de Cronenberg 'Maps To The Stars', ainsi qu'au côté de Nicole Kidman dans le biopic sur Gertrude Bell 'Queen Of The Desert'.

Mais pour l'instant il est lié à 'The Rover' de michôd, la brillante et sombre histoire d'un solitaire (Guy Pearce) qui se lance à la poursuite d'un gang d'escrocs en piteux état qui ont volé sa voiture. En chemin, il entraine Rey (Pattinson) le frère d'un des voleurs, qui avait été laissé pour mort sur les lieux d'un vol qui a mal tourné, et ils évoluent ensemble à travers le désert Australien, devenu sombre et sans foi ni loi après un effondrement économique. "Je trouvais que c'était très original", dit Pattinson à propos de sa première lecture du script de Michôd. "Même dans la façon dont c'était mis en page".

"David a eu une manière très spécifique d'écrire les dialogues. C'est très fonctionnel, l'écriture est très dure, c'est sauvage, mais ça n'était pas seulement écrit d'une manière stylisée - c'était émotionnel également. Ça avait l'air si naturel comparé à quelque chose comme le film 'No Country for Old Men'. J'ai toujours eu l'impression que c'était plus qu’un scénario de film. Et ça ne ressemblait pas vraiment au scénario d'un film - ça ressemblait presque à un rêve."

La suite après la coupure / English version after the cut



Pattinson a une manière très particulière de parler : il va parler doucement, intensément des sujets qui, on le sent, ont beaucoup d'importance pour lui - l'écriture de Michôd, par exemple, ou le métier d'acteur - pour ensuite contre-balancer avec un "C'était dingue!" ou encore avec un éclat de rire. Ça donne l’impression de quelqu'un qui n'est pas encore tout à fait à l'aise dans sa peau.

Il a dû passer une audition pour The Rover - un processus qu'il déteste. "Je suis plutôt lors des meetings," dit-il. "Si je rencontre tout simplement quelqu'un pour le travail je suis comme un chien, surtout si mon agent me dit : 'Beaucoup de personnes veulent ce job.' Ensuite je me dit : 'Ah ouais? Alors ensuite je fais tout pour l'avoir!'" Quelle est sa technique? "Je ne sais pas, je deviens juste un artiste en n'importe quoi!" rigole t-il. "C'est quand je commence à jouer! Je suis bien meilleur lorsque les caméras ne tournent pas..."

Mais les auditions le pétrifient. Il a parlé de 45 bonnes minutes où il a souffert de "névroses" avant qu'une audition ne commence vraiment. "Je ne peux simplement pas le faire ... mais vraiment pas," essaye t-il d'expliquer. "Je semble juste mal à l'aise, essayant de faire un accent américain... ou attend dans un coin, me faisant vomir ou me donnant des baffes." Qu'est ce qui l'aide à surmonter sa nervosité, que se passe t-il après ces atroces 45 minutes qui l'aide à jouer. "juste le fait de savoir que quelqu'un croit vraiment que vous êtes capable de faire quelque chose," dit-il. "J'ai l'air tellement idiot de dire ça. C'est dingue."

Mais le bonheur de jouer l'emporte sur ces moments.

"Pour une raison non définie, je pense qu'il a quelque chose de profondément satisfaisant dans le fait de voir quelque chose que vous avez fait par la suite, ou de simplement faire une scène et de se dire : 'Oh, je viens d’expérimenter un moment hors de mon corps pendant une seconde!'"

Il s'arrête. "Juste pendant une seconde," dit-il doucement. "Et généralement les gens ne le remarquent même pas. C'est comme si vous vous étiez endormi pour une seconde." Il se rappelle d'un moment comme celui ci pendant le tournage de ce film. "Ce n'est pas la plus grosse scène, ce n'est même pas dans le film, c'était lors d'une répétition. Et Guy et moi sommes juste devenus dingues - nous étions dans le désert et nous sommes devenus comme des sans-abris complétement fous. Et je tournais en rond, je l'ai regardé et j'ai réalisé qu'en fait nous ne jouions plus." rigole t-il. "Et pourquoi c'était si agréable? C'est vraiment bizarre."

Il est facile de dire que d'être lié à la saga Twilight l'a empêché de vivre de tels moments, de grandir en tant qu'acteur, mais il argumente que le rôle demandait plus de ressources que la plupart. "Je pense que Twilight est probablement le rôle le plus dur que j'ai eu à faire," dit-il, "car j'ai dû le faire pendant 5 films, c'est difficile de penser à des choses qui ne vont pas rendre le personnage ennuyeux. Surtout si vous ne pouvez pas mourir. Parce que quel est le drame possible? Vous n'avez peur de rien! Et c'est toute l'essence du drame : la vie et la mort."

Pattinson est né et a grandi à Londres, mais beaucoup de ses rôles ont nécessité qu'il ait un accent américain. Dans 'The Rover', Rey vient d'Amérique du Sud et comme beaucoup, il s'est installé en Australie pour trouver du travail dans les mines. C'était la voix, dit-il, qui l'a aider à trouver le personnage.

Il se rappelle "avoir perdu la tête" pendant son premier jour sur le tournage. "Ça ne convenait pas pendant un moment," dit-il. "Et ensuite il y a eu un petit truc - j'ai eu ce maquillage sur mes dents et ça s'en allait tout le temps. Ça m'agaçait vraiment - je devais refaire les scènes. Donc j'ai commencé à essayer de faire ce truc où je recouvrais mes dents avec mes lèvres. Et ça change un peu la voix, mais je me suis dis: 'Oh, c'est vraiment cool!' Et après ça j'ai commencé à parler comme ça 'ouhhggghhh...'" il refait la même voix puis rigole. "C'était tellement bête, tellement stupide! J'essayais de créer l'accent, je ne me rappelle pas vraiment comme c'est venu vraiment."

Mais pour Pattinson, avoir l'opportunité de jouer un marmonneur aux dents sales venant d'un coin non identifié d'Amérique du Sud s'est avéré libérateur, comme le fait que son personnage soit un rôle secondaire par rapport à celui de Pearce. "Il y avait quelque chose à propos de Rey et il y avait le fait de ne pas avoir à mener l'histoire," explique t-il. "Vous pouvez simplement être le supplément. C'est vraiment libérateur de juste être l'acolyte bizarre."

Il est plein d'éloge à propos de Pearce, sur sa capacité physique à se transformer pour le rôle. Il parle de la façon dont, pendant la grande majorité du tournage, il a pesné que Pearce était plus grand physiquement et parle de sa surprise lorsque le film a été terminé et qu'il a vu Pearce non seulement rasé mais aussi d'une stature plus petite.

"Et j'ai aimé voir que Guy, même après avoir fait des tonnes et des tonnes de films, était toujours effrayé," ajoute t-il. "J'ai travaillé avec des acteurs qui, après avoir fait autant de films, savent exactement ce qu'ils vont faire. Peut importe ce que je faisais dans une scène ils avaient déjà joué leur rôle devant un miroir et c'était tout. Alors que Guy essaie de continuer à chercher encore. C'est en ça que c'était plus amusant - car aucun de nous ne savaient vraiment ce que le film allait donner avant d'avoir commencé. Mais il n'a pas peur de laisser les choses arriver arriver. Et il y a très peu d'acteurs qui font ce métier depuis aussi longtemps que lui et qui approchent leur rôle de cette façon, qui ont encore cet élément de danger en eux."

Comment ont-ils appris de quoi parlait le film? "Je pense que c'est une question de sensation," dit Pattinson. "Je pense qu'après avoir fait 'Cosmopolis' j'ai réalisé qu'essayer de psychanalyser les rôles et d'essayer de tout savoir dessus ... eh bien, ça n'a vraiment commencé qu'avec les acteurs des années 50, alors que pendant des milliers d'années avant, ce n'était que le fait d'utiliser votre voix et votre corps comme d'un instrument..." il rit légèrement embarrassé. Donc je pense que tant que ça m'a l'air sympa, c'est que c'est probablement un bon choix."

Ce qui avait l'air agréable dans ce rôle c'était le langage, dit-il. "C'était tous ces petits types de langage. C'était comme une chanson - comme si vous chantez une chanson d'une certaine manière sans  essayer de la rendre triste ou autre, c'est juste comme ça." Il fronce des sourcils. "Je continue d'essayer de faire ça dans les films, mais c'est très difficile de trouver des scénarios qui le permettent, cela veut dire que vous ne devez pas à suivre un thème spécifique."

Parfois il essaye d'écrire quelque chose lui-même. "J'ai essayé d'écrire une pièce un jour et je l'ai montré à mon assistante et je n'avais pas vraiment réalisé à quel point c'était mauvais." Il rigole. "Je l'ai écris pour moi au milieu de la nuit et je me suis dit: 'C'est comme ça qu'il faut faire! Vous restez éveillé toute la nuit et continuez d'écrire!' Elle est venue le lendemain matin et j'avais écrit toute la nuit. Je lui ai dit: 'Tu dois lire ça! C'est génial!'" Il en a déduit que peut être pas si génial que ça vu l'expression qu'elle a eu en le lisant. "Et ensuite elle a dit: 'Ce n'est pas de l'anglais... et la moitié du temps tu n'as même pas mis le nom des personnages, c'est juste un flux de conscience ...'"

Mais il voudrait jouer dans une pièce, dit-il. "Quelque chose dans un tout petit théâtre. Je ne pense pas que je pourrais faire quelque chose à Broadway ... Mais j'aimerai vraiment faire quelque chose d'assez choquant."
Il aime choqué, dit-il, et son prochain rôle le satisfait en ça. Aux côtés de Robert De Niro dans 'Idol's Eye' d'Olivier Assayas, il va jouer un criminel non expérimenté rattrapé par la mafia de Chicago. "Mon personnage est comme un enfant un peu perdu et à coté de la plaque," dit-il. "Tous les films embellissent les criminels - ça semble inévitable - mais ce n'est pas vraiment le cas dans ce film. C'est assez dense. C'est très sérieux. Très politique."

Je pense à quelque chose qu'il m'a dit un peu plus tôt, sur la manière dont il pense que 'Twilight' a influencé sa carrière et sur la façon dont, il est persuadé, la plupart du public le juge avant qu'il n'ait prononcé un mot à l'écran. J'ai pu comprendre sa frustration, l'effort de toujours essayer de se débarrasser de ce rôle célèbre, mais d'un autre coté, explique t-il, il aime les le champ des possibilités que cela lui apporte.

"C'est drôle en quelque sorte," dit-il . "Car les gens ont des idées préconçues sur vous et parfois ça vous donne l'opportunité de choquer les gens encore plus."

Traduction Pattinson Art Work


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From The Guardian:
There is a moment in The Rover, David Michôd’s futuristic western set in the Australian outback, in which Robert Pattinson’s character sits in the cab of a truck at night listening to the radio play Keri Hilson’s hit Pretty Girl Rock. The night is black and the radio tinny, and softly Pattinson begins to sing along. “Don’t hate me ’cause I’m beautiful,” he sings, his voice high and whiny, the lyrics muffled by lips that cling to dirty teeth. “Don’t hate me ‘cause I’m beautiful.” 
It’s a pivotal moment for Rey, the slow, needy, uncertain young man Pattinson plays, but it also feels like something of a reference point in the career of the actor himself; a small reminder for the audience of just how far he has run from his days as the pretty-boy Hollywood pin-up. 
The Pattinson who walks into our interview this morning seems to play a similar trick, pointing out, two steps into the room, that the hotel carpet “looks like a Magic Eye picture”. And indeed it does – a bold, blurry pattern in stripes of cream and black. But Pattinson’s remark also serves to shifts attention neatly away from himself, as if he is weary of being the centre of it, the face that everyone stares at. 
Pattinson was 22 when he was first cast as Edward Cullen in the Twilight Saga, the five-part movie adaptation of Stephanie Meyer’s best-selling teen vampire novels. Overnight he became one of Hollywood’s most adored young stars, pursued wherever he went by paparazzi and screaming fans. He was named “the most handsome man in the world” by Vanity Fair, and one of the 100 Most Influential People by Time. Amid all the fuss and the madness he embarked upon a tortuous relationship with his co-star, Kristen Stewart, that meant the young couple were rarely out of the gossip pages. 
He is 28 now. The final Twilight instalment done, the Stewart romance finished, he is finally cutting a dash as a serious actor. 
Early leading-man roles (Remember Me; Water for Elephants) have given way to more challenging characters – he earned impressive reviews for his portrayal of a young billionaire in David Cronenberg’s adaptation of Don DeLillo’s Cosmopolis, and will soon be seen in another Cronenberg project, Maps to the Stars – as well as starring alongside Nicole Kidman in the Gertrude Bell biopic Queen of the Desert. 
But for now he is rooted in Michôd’s The Rover, a brilliantly dark story of a loner (Guy Pearce) in pursuit of a gang of ramshackle crooks who have stolen his car. En route, he acquires Rey (Pattinson), the brother of one of the thieves, whom they had left for dead at the scene of a botched robbery, and together they chug through the Australian desert, now a glowering, lawless land 10 years after a global economic collapse. 
“I just thought it was strikingly original,” Pattinson says of first reading Michôd’s script. “Even in the way it looked on the page.
“David’s got a very specific way of writing dialogue. It’s very functional, the writing’s very harsh, it’s savage, but it didn’t feel just stylised writing – it was emotional as well. It just seemed so natural compared to something like No Country for Old Men. I always felt that was more like film writing. And this didn’t really feel like a film script – it felt like a dream.”
Pattinson has a very particular way of speaking: he will talk softly, intently about subjects you sense mean a great deal to him – Michôd’s writing, for instance, or the craft of acting – only to then sweep it to one side with a flourishing “It was crazy!” or a burst of wheezy, slightly wild laughter. It gives the impression of someone who has not quite yet settled into his skin. 
He had to audition for The Rover – a process he loathes. “I’m quite good at doing meetings,” he says. “If I’m just meeting someone about a job I’m like a dog, especially if my agent’s said to me: ‘A lot of people want this job.’ Then I’m like: ‘Oh yeah? Then I will do anything to get it!’” What’s his technique? “I don’t know, I just become a bullshit artist!” he laughs. “That’s when I start acting! I’m really much better at doing it when the cameras aren’t rolling …” 
But auditions petrify him. He has spoken of the good 45 minutes of “neuroses” he has to suffer before any audition can ever really begin. “I just can’t … I literally can’t do it,” he tries to explain. “It’s just me looking uncomfortable, trying to put on an American accent … or sitting in the corner, making myself throw up and punching myself in the face.” What helps get him past the neuroses, what happens after those excruciating 45 minutes that helps him perform. “Just that you think that someone actually believes you can do something,” he says. “That makes me sound like such an idiot. It’s crazy.” 
But the joys of acting still outweigh these moments. 
“For whatever reason, I think there’s something profoundly satisfying about being able to watch something you’ve done afterwards, or to just do a scene and feel like: ‘Oh, I just had an out-of-body experience for a second!’” 
He pauses. “Just for one second,” he says gently. “And generally people don’t even notice. It feels literally like you’ve been asleep for a second.” He recalls such a moment while shooting this film. “It’s not the biggest scene, it’s not even in the movie, it was the rehearsal. And me and Guy had just been going so nuts – we’d been out in the desert and we’d become like crazy homeless people. And I turned around and looked at him and just realised actually, we’re not acting any more.” He laughs. “And why did that feel so good? It’s so weird.” 
It’s easy to assume that being tethered to the long-running Twilight Saga held him back from experiencing such moments, from growing as an actor, but he argues that the role required more resources than most. “I think Twilight’s probably the hardest part I’ve done,” he says, “because to do it for five movies, it’s really hard to think of stuff that’s maybe not boring. Especially if you don’t die. Because what’s the drama? You’re not scared of anything! And that’s the whole essence of drama: life and death.” 
Pattinson was born and raised in London, but many of his film roles have required an US accent. In The Rover, Rey is from the American South, and like many has relocated to Australia in search of work in the mines. It was the voice, he says, that led him into the character. 
He recalls “losing my mind” during his first day on set. “It just didn’t feel right for ages,” he says. “And then there was this one little thing – I had this makeup on my teeth, and it kept rubbing off all the time. It was really putting me off – it meant I had to keep redoing scenes. So I started trying to do this thing where I covered my teeth with my lips. And it changes your voice a little bit, but I thought: ‘Oh, that’s really cool!’ And after that I started speaking like that ‘ouhhggghhh …’” he replicates the style, and then laughs. “It’s so silly, it’s so stupid! I was just kind of making the accent up, I don’t even know what state it is really.” 
But for Pattinson, having the opportunity to play a grubby-toothed mumbler from an unidentified corner of the American South proved liberating, as did the fact that his character plays second fiddle to that of Pearce. “There’s something about Rey, and there’s something about not having to drive the story forward,” he explains. “You can just be the condiment. It’s really kind of freeing just being the sidekick weirdo.” 
He is full of praise for Pearce, for his physicality and his ability to transform himself for the role. He speaks of how, for much of their time on set, he thought Pearce to be physically bigger, and of his strange surprise when filming ended to find him not only clean-shaven but also somehow reduced in stature. 
“And I liked seeing that Guy, even after having done tons and tons of movies is still scared,” he adds. “I’ve worked with some actors who, having done so many movies, they just know what they’re gonna do. No matter what I would be doing in a scene they would have practised their part in a mirror already and that was it, whereas Guy is really trying to find it still. So that was why it was more fun – because neither of us really knew what the movie was about when we started. But he’s not afraid to let it happen. And there’s very few actors who’ve been doing it as long as he has that still approach it like that, that still have that element of danger.” 
How did they find out what the movie was about? “I think it’s about the feel,” Pattinson says. “I think after I did Cosmopolis I realised that trying to psychoanalyse parts and trying to be all clever about it … well, it only really started with actors in the 50s, and for thousands of years before that it was just about voice and using your body as a performance instrument …” he gives a faintly embarrassed laugh. “So I generally think whatever feels nice, it’s probably right.” 
What felt nice in this role was the language, he says. “It was all the little speech patterns. It was like a song — if you’re singing a song in a certain way you’re not trying to make it sound sad or something, it just is.” He frowns. “I keep trying to do that in movies, but it’s really difficult trying to find scripts that allow for it, that mean you don’t have to hit specific thematic beats.” 
Occasionally he tries to write something himself. “I was trying to write a play the other day and I showed it to my assistant and didn’t quite realise how bad it was.” He laughs and laughs. “I was writing it totally by myself in the middle of the night thinking: ‘This is how you do it! You just stay up all night and keep writing!’ She came in the next morning, and I’d been up all night writing. I said to her: ‘You have to read this! It’s amazing!’” He could tell it was perhaps not, he says, from her facial expressions as she read. “And then she said: ‘It’s not in English … and half the time you haven’t even put the character names in so it’s just a stream of consciousness …’” 
But he would like to be in a play, he says. “Something in a really small theatre. I don’t think I could do something on Broadway … But I’d quite like to do something kind of shocking.” 
He likes being shocking, he says, and his next role is satisfyingly so. Starring alongside Robert De Niro in Olivier Assayas’s Idol’s Eye, he will play a small-time criminal caught up with the Chicago mafia. “My character is this slightly delusional lost child,” he says. “Everyone always glamorises criminals – it feels inevitable in movies – but in this it’s really not glamorised. It is quite dense. It’s really serious. Very political.”
I think of something he told me earlier, about the ways in which he believes Twilight has influenced his career, and of how he wagers that most cinema audiences have judged him before he has uttered a single line on the screen. I pictured his frustration, the effort of forever trying to shake off that famous role, but on the contrary, he explained, he enjoys the possibilities that tension brings. 
“It’s kind of fun,” he said. “Because people have preconceived ideas about you, and sometimes it affords you the opportunity to shock people more.”


Via


10 commentaires:

  1. Merci pour la "SUPER INTERVIEW " !!!!. Ne parlant ni ne comprenant l'anglais nous sommes des amis qui vous remercient pour la TADUCTION en français. .
    Nous n'avons pas d'ordinateur. .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De 1, si vous aviez suivi les derniers posts vous sauriez que le gros de l'équipe est en vacances et qu'un message avait été posté pour signaler que les traductions se feraient après leur retour.

      De 2 nous ne vous devons rien.

      De 3 si vous êtes pressés il existe un site qui s'appelle "google traduction".

      Bien à vous!

      Supprimer
    2. Merci pour ce "gentil" mot ! Etant en convalescence dans une maison de repos, il est difficile pour nous de suivre... Je sais que l'une d'entre nous a dit au revoir à Pattinson Art Work définitivement nous avons le regret de faire la même chose
      Il est donc inutile de vous demander quoi que ce soit sur ce site ? Alors adieu et bonne chance
      ;-) Je vous rappelle que nous vous ecrivons avec le téléphone. .. encore merci pour votre "incompréhension"...

      Supprimer
    3. Je ne prends le parti de personne. Mais je crois que dans votre réponse Pattonson Art Work, il y a une grosse erreur ! Si vous nous devez quelque chose... car sans nos commentaires, bons ou pas, vous nexisteriez pas... Répondre à ces personnes de cette façon n'est certainement pas la meilleure chose !
      Je leur souhaite bon courage et une meilleure santé.

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    4. Nous traduisons tout depuis 2 ans sans fautes et donc nous "demander" une traduction alors que nous sommes en période de vacances, est un peu "commandeur". Et nous avons très bien noté le coté "ironique" et non gentil de la mise en lettres capitale de la demande. Il y a des façons de demander. Comme: "vivement que nous puissions lire la traduction à votre retour". Car nous sommes déjà bien gentilles de prendre du temps pour mettre à jour toutes depuis notre lieu de vacances. Tout ceci nous prend un temps fou. Une trad ça se lit en 2 minutes mais ça se traduit en 2h, c'est pour cela que nous avons prévenu les fans de notre "mise en pause". De plus nous ne courrons pas après les commentaires, nous apprécions aussi que les fans soient compréhensifs sur le fait que nous ayons nous aussi une vie privée et donc des vacances et un travail en dehors de ce site. Alors non nous ne devons rien à personne, nous faisons ça par passion et nous traduisons par envie de partage et non pas obligation. Ce n'est pas un métier nous sommes pas payées pour ça. Et si quelqu'un veut des traductions plus "rapides", avec un pti chèque ça ira plus vite! "LOL".

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    5. Tout ça pour une demande de traduction..
      Waouh ! Bon courage "Anonyme" je sais ce que c'est d'être gravement malade et de passer 3 mois en convalo ;-) Meilleure santé à toi et à tes amis...

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    6. Wo wo wo, que tout le monde se calme. "Anonyme" (... ?), relax, des traducs arriveront sûrement bientôt. En attendant, repose toi bien, respire, mange des cookies ! :-*
      La Team, ok vous ne nous devez rien, vous faites ça par passion et vous n'êtes pas payées. C'est tout à fait compréhensible et les vacances c'est la vie. Je pense que vous les méritez. (Enfin, j'en sais rien, je suppose) :D
      Attends, attends, attends, quitter le site définitivement ?! :o

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    7. Merci Lily :) Oui les vacances, on travaille dur pour se les payer alors on en profite et on décroche un maximum pendant ce temps ;)

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  2. vous faite vraiment du bon travail pour nous faire plaisir continuez ,ses belles photo et tous ce que vous nous dites lorsqu'il vous est possible je crois que vous méritez un grand merci pas des critiques. Continuez a nous faire rêver

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