jeudi 31 juillet 2014

New Interview of Robert Pattinson in 'Esquire UK' Magazine

Nouvelle Interview de Robert Pattinson dans le Magazine 'Esquire UK'

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Vous avez découvert les nouvelles photos exclusives de ce magazine ici.
Maintenant voici l'interview exclusive de Robert Pattinson avec Esquire.
 
You discovered the new exclusive pictures of this magazine here.
Now here the exclusive interview of Robert Pattinson with Esquire.


Via Esquire: (Traduction)
Robert Pattinson : Interview Exclusive pour le numéro de Septembre d'Esquire

Il est l'acteur de 28 ans qui a survécu à l'épreuve du feu - l'hystérie des tabloïds vis à vis du phénomène Twilight - pour devenir un des principaux acteur à suivre. Dans les mois qui viennent, vous pourrez le voir délivrer des performances au sommet dans les films de David Cronenberg, Werner Herzog et Anton Corbijn. En premier lieu dans 'The Rover', le film à ne pas rater cet été. Pour fêter ça, Esquire Man LA a invité sa vedette de la couverture du mois de septembre pour un barbecue et quelques bières.

Il n'a pas l'air du genre nerveux, Robert Pattinson, il a toujours l'air si calme face à toutes ces filles qui hurlent. Mais il y a des fois où il devient vraiment nerveux, où son cœur accélère et son comportement change. Et quand ça lui arrive il ment, il fait tout simplement n'importe quoi. C'est ce qu'il a du moins récemment déclaré lors du talk show américain présenté par Jimmy Kimmel auquel il était invité pour promouvoir son dernier film 'The Rover'. 

Dans la mesure où il était clairement très nerveux pour l'interview en elle même, peut être a t-il menti tout le long, ce qui voudrait dire qu'il n'était pas vraiment nerveux, ce qui voudrait dire qu'il mentait et ainsi de suite, puis il a prouvé qu'il l'était : alors qu'il se tortillait et s'agitait sur son siège, il a déclaré a Kimmel, et ce complètement hors de propos, qu'il avait une "salive extraordinairement lourde", et que c'était la raison pour laquelle il ne pouvait pas cracher très loin, pas plus loin que 1m. Il a aussi ajouté qu'il aimait bien qu'on lui crache dessus de manière érotique. Le public a adoré. C'était assez drôle. Mais c'était aussi assez bizarre. 

"Ok, je peux tout expliquer" dit il. "Pour tous ces talk shows, tu dois faire la veille une pré interview avec certains des producteurs, et puis une seconde juste avant l'émission, ils vous disent ce que vous avez déclaré lors de la pré-interview pour vous y préparer, et puis vous devez y aller et répéter tout ça encore une fois. Donc, j'étais assis là avec Jimmy, et tout à coup l'histoire que j'avais raconté la veille m'a semblé beaucoup moins drôle. Je veux dire, ça n'était déjà pas tellement drôle à la base, mais devoir la re raconter devant Jimmy et son air faussement amusé, c'était au delà de mes forces. J'ai commencé à paniquer. je dégoulinais littéralement de sueur. Et je me suis mis a saliver. J'ai pensé "Oh mon Dieu !!! tu commences à saliver!!!" et c'est là que j'ai raconté cette stupide histoire de salive trop épaisse, et le visage de Jimmy est soudainement passé en mode : "Mais de quoi es tu en train de parler?!" 

Il rigole. D'un rire étouffé, plein de retenue et d'auto-dénigrement. "Dès que j'ai vu son expression, je me suis détendu" il fait un large sourire "j'étais de retour dans ma zone de confort". Et il me raconte tout ça en étant assis dans mon jardin d'Eagle Rock, au Nord Est de Los Angeles. Oui, Robert Pattinson est chez moi, buvant une bière pendant que je gère le barbecue, un scénario qui sonne certainement plus bizarre qu'il ne l'est réellement. Il n'est jamais venu avant. Ce n'est pas comme si nous étions potes ou quoi que ce soit, nous nous somme juste rencontrés une fois, il y a 3 ans, pour une occasion qu'il a oublié depuis longtemps.

Source Scans


La suite après la coupure / English version after the cut




C'était lors d'une press junket à la chaine pour le dernier film Twilight. Il était enfermé dans une suite d'hôtel stérile à Bervely Hills et j'étais l'un des milliards de journalistes qu'il a rencontré ce jour-là. Je me souviens qu'il s'était présenté avec un tee-shirt qui baillait sur le côté et qu'il ne l'avait pas remarqué - Ce n'était pas un truc mode, la couture était tout simplement partie. Il avait aussi mentionné sa nervosité ce jour là, en disant qu'il était si nerveux avant les auditions qu'il avait pris un Xanax avant d'aller à sa dernière audition pour Twilight, seulement il avait exagéré les quantités et était arrivé à moitié endormi. "Oh cette interview! J'ai du la faire oublier après ça. Les gens se disaient, 'Toxicomane!' C'était ma faute. J'en ai parlé 50 fois dans les interviews aussi."

Cette fois-ci, j'ai suggéré d'essayer quelque chose d'un peu plus agréable. Peut-être passer le temps comme des gens normaux pour changer? Après tout, c'est un mec normal de 28 ans qui vient de Barnes, au sud-ouest de Londres. Peut-être pourrions-nous aller dans un pub? Son équipe me dit que c'était trop public: Qu'il vienne de Barnes ou pas, c'est quand même Robert Pattinson.

Et si il portait un déguisement? N'est-ce pas ce que font toutes les célébrités, porter un masque de ski au Starbucks et d'autres choses du genre? Ils ont rejeté l'idée: Robert ne sort pas beaucoup et quand il le fait il préfère aller dans la maison d'autres personnes.

Et c'est comme ça que ça c'est passé. J'ai dit 'venez chez moi', je mettrais des bières au frais et on fera un barbecue pour le déjeuner. C'est l'été à L.A, c'est ce que les gens font. Et maintenant il est là, ce grand et très aimable anglais, dans un tee-shirt blanc et un jean noir, caressant mes chiens et faisant des remarques agréables sur le quartier. Il n'y a pas d'attaché de presse à ses cotés, pas de garde du corps à la porte. Il faut admettre que peu de stars de cinéma viendraient dans la maison d'un journaliste comme ça et se soumettrait à un interrogatoire.

Et aujourd'hui il semble détendu, heureux de simplement se relaxer et bavarder alors que je m'occupe de préparer le déjeuner. Pas de signe de cette nervosité dont il parlait. Mon objectif est de faire un saumon cuisiné au bois de cèdre, des légumes grillés et de ne pas en faire too much. J'ai pensé à faire léger car vous ne savez jamais avec les acteurs. Choisissez une recette qui à l'air plus difficile qu'elle ne l'est. Et faites plein d'autres trucs à côté juste au cas où. Je me suis un peu emporté au supermarché Wholefoods ce matin. Salade de pomme de terre, orzo avec de la feta, des trucs de chou aux raisins... Est-ce que R-patz aime le raisin? est ce que je peux trouver ça sur Google?

"Désolé, j'aiderai bien mais je complétement inutile dans ce domaine," dit-il en pointant le barbecue.

Mais le barbecue c'est un truc viril, c'est ce que tout le monde dit.

"Je sais, mais mon idéal de la virilité est d'être incapable de faire quoi que ce soit," dit-il en souriant.

Quoi, comme changer un pneu ?

"Non, absolument tout. Soyez fier de votre ignorance. 'Ne me demandez rien, je suis un homme! Trouvez quelqu'un d'autre pour le faire!'" il rigole en buvant sa bière. "C'est drôle, moins vous en faites et plus vous accumulez de choses à faire. Ces jours-ci, un simple coup de téléphone est fatiguant."

Il n'est pas du genre manuel, disons le. L'autre jour, il a essayé d'ouvrir une bouteille avec son Iphone; maintenant il n'arrive plus à désactiver son haut-parleur. Il adore Game of Thrones, mais il ne sait pas comment l'enregistrer sur sa télé, donc il le regarde tous les dimanches en direct. Il y a quelque chose d'excentrique le concernant, comme un professeur étourdi, plongé dans ses pensées. Au moins cette fois-ci son T-shirt est intact.

La seule chose qu'il a du faire de lui même c'est de conduire jusqu'ici. Il aime conduire dans L.A, même avec les embouteillages. Il raconte qu'il est "une personne relativement solitaire", donc conduire c'est parfait pour lui: il écoute du stand-up sur la radio satellite Sirius et les bouchons se font oublier. Mais aujourd'hui, c'est son assistant qui l'a déposé. Apparemment, les paparazzis étaient à nouveau sur sa piste. Il y a quelques jours, ils sont venus à l'extérieur de la salle de gym où Pattinson s'entraine mais lorsque son entraîneur personnel leur a dit que l'acteur n'était pas la et a essayé de les faire partir, ça s'est transformé en bagarre qui a fini sur la chaine TMZ.

Ce matin, il y avait 6 voitures à l'extérieur de sa maison.

"Je ne comprends pas pourquoi," dit-il, perplexe. "Je pense que ça se fait par période, du genre  ils sont assignés à 'c'est ce gars qu'il faut suivre'. Mais chaque fois que je vois un tas de paparazzis traîner autour de moi, je me dis toujours, 'Oh mon dieu, qu'est ce qu'ils ont encore trouvé!'" Rit-il. "Oh, CET enfant illégitime! J'avais complètement oublié!"

Ce n'est pas les scandales qui l'ont mis dans le collimateur. Il n'est tout simplement pas le genre de mec à faire des scandales. Le seul vrai ragot dans lequel il ait été impliqué a été sa rupture avec sa partenaire dans Twilight, Kristen Stewart, en 2012, dont il s'en est très bien sorti tout propre - c'était Stewart qui l'avait trompé et avec un homme marié. Non la raison pour laquelle les paparazzis sont à sa poursuite est plus prosaïque : il est juste très occupé, voilà tout. Au cours de l'année dernière, il a assidûment fait film après film indépendant, dans ce qui a été sa première période de travail post-twilight. Et jusqu'à présent, son but semble évident - il travaille exclusivement avec des auteurs, dans des films qui ne sont manifestement pas commerciaux et dans des rôles qui sont particulièrement difficiles et très différents les uns des autres.

L'été dernier, il a terminé le tournage de The Rover en Australie, un western dystopique de David Michôd, qui a aussi réalisé le brillant Animal Kingdom en 2010. La performance de Pattinson reçoit déjà des critiques élogieuses. Il a ensuite passé 10 jours à tourner Maps to the Stars, une satire impitoyable de David Cronenberg sur Hollywood, suivie par Queen of the Desert de Werner Herzog dans lequel il interprète Lawrence d'Arabie. Au printemps dernier, il a tourné dans Life d'Anton Corbijn, dans lequel il joue le photographe Dennis Stock, qui est l'auteur de photos emblématiques de célébrités dans les années 50. Et plus tard dans l'année, il travaillera sur un drame du réalisateur français Olivier Assayas, aux cotés de Robert De Niro.

Et ce ne sont que les productions qui sont confirmées. Il y a une longue liste d'autres projets indépendants très captivants sur son ardoise. Un film avec James Gray (The Immigrant) basé sur le livre The Lost City of Z
de David Grann, et deux films qui sont en fait écrits pour lui - Harmony Korine (Spring Breakers) lui écrit un film de gangsters qui se déroulera à Miami, et Brady Corbet, l'un des tueurs à vous glacer le sang de Funny Games de Michael Haneke, est en train de développer un script appelé The Childhood of a Leader. "Ça raconte la jeunesse d'un futur dictateur dans les années 30," dit-il. "Une sorte de mix de Hitler, Mussolini et quelques autres. Je ne veux pas lui porter la poisse, mais Brady est vraiment un génie dans le milieu. Je le connais depuis huit ans environ, et il a seulement 25 ans."

Il se construit un panel vraiment extraordinaire. Et il le fait avec un but, en recherchant activement les cinéastes qu'il admire. Il a appelé de lui même Harmony Korine et il l'a rencontré pour un dîner, et il a dit à The Hollywood Reporter: "Il m'a fallu beaucoup de temps pour réaliser que je pouvais faire ce genre de chose".

On semblerait qu'il choisi des projets à l'opposé de ce qu'était Twilight - intelligent, adulte, indépendant - qui le blâmerait? Twilight a beau avoir fait 3,3 milliards de dollars dans le monde, et avoir fait gagné 20 millions de dollars à Pattinson rien que pour le dernier film, mais une grande partie de cet argent vient des tirelires de jeunes filles, dans la catégorie des fans des One Direction, pas un public connu pour ses goûts cinématographiques. La saga a été sérieusement critiquée, allégrement, et ni Pattinson ni Stewart n'ont été épargnés. Elle a fait mauvaise figure en comparaison avec d'autres grandes franchises de cette période comme Harry Potter ou Hunger Games. Même Pattinson a exprimé quelques réserves, alors que la saga était en tournage. Il a dit à Vanity Fair: "C'est bizarre ... d'être le représentant d'un truc que vous n'aimez pas particulièrement."


Mais les films d'auteur sont exactement qui il est. Il n'essaie pas tout à fait de se débarrasser de l'odeur qui le suit, il est juste en train de se révéler. Pattinson a toujours été un gars indépendant, un amateur de classiques, un fan de Godard, un vrai cinéphile. Il parait qu'il arrivait sur le plateau de Twilight en lisant du Molière. Corbet le décrit comme ayant "une exceptionnelle culture sur le cinéma". Même entre chaque film Twilight, il allait tourner des drames ambitieux comme Bel Ami et Cosmopolis, les deux en 2012. En mai, David Cronenberg a confié: "Il pourrait sauter dans la facilité et continuer à faire des films de studio à gros budget, mais ce n'est pas son désir d'être une grande star à Hollywood. "

"J'ai seulement pris les rôles qui m’intéressaient" déclare Pattinson. "Il y a en juste deux pour lesquels j'ai auditionné et que je n'ai pas obtenu, mais sinon à part ça..." 

Plus de franchises?

"Il y a eu quelques offres, mais avec ce genre de choses, si tu manifestes le moindre intérêt, tu dois faire un test écran, et ils te font signer un contrat de plusieurs films avant même que tu saches de quoi il s'agit. C'est fou. Et je n'ai pas grandi en lisant de BD comics et tout ça ...alors..."

Ce qu'il fait est risqué. Il a un long chemin a parcourir et il peut échouer à chaque tournant. Ce n'est pas évident de bosser avec les meilleurs réalisateurs, sur des rôles de plus en plus ambitieux. Surtout quand les critiques ont déjà été sanglantes: depuis le début de sa carrière, ils l'ont qualifié d'acteur minimaliste qui ne manifeste aucun signe d'émotions ou de passion. Pour 'Bel Ami', c'est une critique assez juste, mais pas pour 'Twilight' - son personnage Edward Cullen est un vampire qui n'est pas expressif par nature.

C'est la raison pour laquelle 'Twilight' a été, dit il, "un des rôles les plus durs qu'il ai eu à interpréter". Mais foncièrement, les critiques, il s'en fout. Il trouve que ces dernières sont extrêmement dures avec le cinéma indépendant. "Vous êtes jugé beaucoup plus sévèrement si vous vous éloignez des normes du divertissement de masse." Et de toutes façons, il ne fait pas ça pour les critiques ... pas même pour le public.

"Si je m'auto-analyse, je pense que je le fais avant tout pour moi même" dit il "J'aime voir ce dont je suis capable, et je ne me soucie pas vraiment de ce que pensent les gens. Et ce même si je lis toutes les reviews. Si ça avait vraiment de l'importance, ça m'aurait détruit depuis bien longtemps."  

Alors il va continuer à "s'instruire", c'est la manière dont il décrit la voie qu'il a choisi. "Je ne suis jamais allé dans une école d'acteurs, c'est comme ça que j'essaie de m'améliorer". Et vraisemblablement, c'est aussi un coup de pouce pour les cinéastes, d'avoir une star comme lui rattachée à leur projet - un coup de pouce financier, pour attirer du public, pour générer de la publicité - tout ce dont les films indépendants ont besoin.

"Mmmmmm" Pattinson semble sceptique. "Je ne sais pas, tous ces films pourraient se faire sans moi. Ça n'est même pas comme si je faisais beaucoup de promo à leur sujet." Bien sur, sa propre histoire, la célébrité et les paparazzis, pourrait mettre à mal chaque projet qu'il essaierait de mettre en avant. "Je dis à toutes les sociétés de production pour lesquelles je bosse, que je vais probablement ruiner leur campagne marketing."

C'est comme cette idée préconçue que le public fan de 'Twilight' le suivra sur chaque projet, Pattinson n'y croit pas une seconde. "Ils ne suivront pas, je le dis depuis le début, aussi j'essaie de faire des choses qui vont embrouiller le public. Quand vous regardez un film de Joaquim Phoenix, sa performance ne vous fait pas penser à tel ou tel de ses rôles. C'est cette facette du métier d'acteur qui à tendance à se perdre."
Une image plutôt sympa, – la population 'Twilight' confrontée aux visions tordues de David Cronenberg. Il fait un large sourire. “On verra. Je pense que Maps to the Stars est sans doute plus accessible que The Rover…”

'Maps…' est la deuxième collaboration de Pattinson avec le réalisateur Canadien, la première a été  Cosmopolis il y a deux ans. Et comme bien des films de Cronenberg, c'est dérangeant, cauchemardesque même. Pattinson insiste sur le fait que David est “le mec le plus doux au monde comme un conférencier d'université vraiment sympa”. Mais Maps n'est ni doux ni tendre. Si les fans de 'Twilight' vont le voir, ils feraient mieux de se préparer.

Hollywood a longtemps été sujet de satire de la part des réalisateurs mais 'Maps' va plus loin que ce qu'on a pu voir auparavant – il y a de l'inceste, de la pyromanie et du meurtre, et la mort à la fois d'enfants et d'animaux. Les personnages sont si caricaturaux qu'ils sont souvent durs à regarder, et pourtant étant donné que c'est du Cronenberg, ils sont aussi assez marrants; c'est une curieuse expérience qui nous donne la nausée et nous perturbe profondément mais qui à la fois nous amuse.

Le rôle de Pattinson est minime mais mémorable. C'est un chauffeur de limousine et sans doute le seul personnage sain d'esprit à l'écran, si ce n'est qu'il est opportuniste et immoral. Il entame une idylle avec une assistante personnelle (Mia Wasikowska), et ensuite sous ses  yeux,  il couche avec la patronne de cette dernière (Julianne Moore). Ils le font à l'arrière de la limousine. C'est une scène dont il se souvient bien “C'était la première fois que je rencontrais Julianne,” dit il. “Et c'est la première scène que j'ai faite. C'était la partie de la scène, aussi ,la scène de sexe..."

Ce n'était pas une manœuvre du réalisateur pour obtenir une certaine performance – c'était simplement du pragmatisme, un timing efficace. Mais pour Pattinson ça représentait un challenge unique. Non seulement il a dû se plonger dans une scène de sexe avec une parfaite inconnue – et ce n'était pas du sexe tendre, mais une levrette et des grognements dans laquelle aucun des deux protagonistes ne prend vraiment son pied – mais il a aussi eu une de ses crises d'angoisse pendant cette scène. Appelez ça le stress de la performance ou quelque chose de ce genre.

 “J'ai remarqué que je transpirais” dit il. “Mais vraiment à grosses gouttes”. Il y a beaucoup à dire sur ce sujet, tout comme l'histoire de la salive, Pattinson est un homme qui vit des aventures qui le font transpirer. Quand les choses se corsent, ses glandes s'affolent. Et dans ce cas, on ne parle pas d'un mince film de sueur sur le front mais de grosses gouttelettes, comme s'il avait la malaria, ou qu'il était footballeur à Manaus. “Je me souviens avoir tenté de retenir les gouttes et elles tombaient sur son dos. C'était étrange. Des gouttes énormes éclaboussant son dos. A un moment donné, elle s'est retournée et a dit, ‘Tu vas bien?’” (Il n'y a peut être pas de rapport mais Pattinson  était sous traitement médical durant le tournage de 'Maps To The Stars'.)

Moore a remporté le prix de la meilleure actrice à Cannes cette année pour sa performance dans la peau de Havana Segrand, une star en déclin qui est tellement ravagée qu'elle danse carrément de joie quand elle apprend que le fils de sa rivale, une actrice, s'est noyé . Dans une autre scène, elle invite son assistante, ou plutôt son “larbin”, à la regarder alors qu'elle essai de chier. “J'ai manifestement déjà rencontré des personnes comme le personnage de Julianne,” dit il. “Je ne pense pas qu'elle soit une mauvaise personne. Je la vois comme quelqu'un de désespéré et de triste. Mais peut être que c'est mon sens moral qui prend le dessus!”

Quel est le pire comportement que vous ayez jamais vu?

“Il y en a tant … c'est incroyable la vitesse à laquelle les gens changent dans ce business. Il y avait ce mec qui n'avait jamais été sur un plateau de tournage avant. Et seulement 3 jours après, il tendait sa bouteille d'eau et il attendait que quelqu'un vienne lui prendre. Trois jours. Certains ont vraiment ça en eux.”

Et les gens se contentent d'accepter ça?

“Et bien oui, mais ce n'est pas comme si vous vous en sortez avec un comportement pareil. Il y a cette actrice faisait une scène dans une baignoire et elle ne cessait de se plaindre de la température, que c'était trop chaud ou trop froid. Au final ils ont été plusieurs a pisser dedans et ont mis un peu de bain mousse dedans pour qu'on ne puisse pas sentir l'urine. Ce genre de truc arrive. Voilà pourquoi j'évite de demander quoique ce soit. Je ne veux pas qu'on me pisse dessus.”

Aucune chance de dîner chez Robert (on a demandé). Ce n'est simplement pas son truc. “Les gens invitent les journalistes continuellement car ça fait partie du ‘show’,” dit il. “Mais ma maison ne reflète pas ma personnalité . Il n'y a pas de meubles! Elle a l'air un peu psychotique.” Il loue une maison sur Mulholland Drive, qu'il décrit comme “bizarre et un peu comme une cabine”. Il y vit depuis un an. “Mais de toutes façons je passe mon temps dans une seule pièce”

Cependant, avant ça, il possédait une grande maison dans Griffith Park, un sublime voisinage bordé de canyons, de randonnées et toutes sortes de trucs branchés au centre de LA. Ce n'est pas que Pattinson n'appréciait pas toutes ces choses: il a fait de la randonnée dans un canyon deux fois, et comme toujours, il a évité tous les bars cools. “Je ne peux pas aller dans les endroits branchés” il hausse les épaules. “Je dois trouver des petits restaurants bizarres en marge de tout. Mais ils sont tellement plus sympas. J'adore les bars vides. N'importe quel bar vide en fait.”

Il adorait sa maison. Dès qu'il l'a vu, il est tombé sous son charme. “Le jardin était tellement immense qu'il y avait des gens qui y travaillait tous les jours et vous finissez par l'oublier,” dit il “alors vous vous retrouvez  à poil dans la piscine et il y a ce mec qui vient s'occupe du bassin à carpes japonaises. Salut!”

Il y serait encore si la maison n'était pas si connue des paparazzi – en fait, s'il n'était pas Robert Pattinson. Les photographes étaient partout. “Ils prenaient en photo tous ceux qui venaient à la grille, tous ceux qui sonnaient à la porte, et ils suivaient toutes les voitures qui entraient et sortaient,” dit il. “J'avais pris l'habitude de déguiser mon assistant comme moi, et je l'envoyais conduire avec 5 voitures qui le suivaient pendant des heures.”

Il l'a donc vendue pour $6.37 million au début de l'année, et pendant un moment, il aurait pu aller n'importe où. Il a envisagé Toronto mais “les hivers sont ridiculement froids”. New York fut une éventualité, mais “tout le monde klaxonne tout le temps, ce qui me rend complétement fou!” Et Londres, il ne le sentait plus, pas après 7 ans passés à LA.

“Tous mes amis ont des enfants, et c'est une vie complétement différente,” dit il. “Et j'aime les gens qui veulent vraiment faire des choses. En Angleterre, c'est tellement difficile que la plupart des gens abandonnent.”

Donc LA a raflé la mise. “Rien que de se réveiller avec le soleil qui brille tous les jours c'est vraiment important pour moi,” dit il. “J'aime la légèreté qu'il y a ici.” Mais cette fois ci, il fallait qu'il trouve un quartier sous surveillance, et il n'y en a pas tant que ça à LA, ce qui est étrange. “Toutes ces maisons valent $25 million, ce sont des énormes châteaux,” dit il. L'argent n'est pas le souci, c'est la taille. Sa dernière maison, dit il, ressemblait à Versailles, mais il mène un style de vie assez ascète à présent, plongé dans ses centres d'intérêts. Sa seule extravagance est sa collection de 17 guitares.

Il a donc choisir de louer l'endroit où il vit actuellement. Et la résidence surveillée lui fourni un grand confort. D'ailleurs, son voisin le plus proche est Suge Knight, l'ancien PDG de Death Row Records. Le même Knight qui baignait dans le gang Bloods de Compton, qui battait lui même ses ennemis et qui a passé du temps en prison. “Il est vraiment sympa!” dit Robert. “Je l'ai vu jouer au catch avec ses enfants et plein d'autres trucs. Et il vit dans ce petit cottage sympa. Il a vraiment du goût!”

Il est facile d'oublier que Pattinson n'est pas arrivé dans cette célébrité extrême par palier - il a été plongé dedans. Imaginez ce que ça doit être.

Vous avez 15 ans et vous êtes originaire du Sud Ouest de Londres, vous jouez dans une compagnie de théâtre locale car c'est là que se trouvent les jolies filles. Votre mère travaille dans une agence de mannequin, votre père vend des voitures de collections, et vous voulez être chanteur, au fond de vous, et vous le faites donc dans un groupe nommé Bad Girls. Même après avoir eu un rôle dans Harry Potter et la coupe de feu (2005), vous n'êtes toujours pas convaincu par le cinéma. L'écriture de discours politiques est peut être plus votre truc? Mais votre agent vous persuade d'aller à LA pour passer le casting d'une comédie romantique, Post Grad (2009), donc vous y allez et vous logez chez elle, vous passez l'audition, et quand vous n'avez pas le rôle, vous êtes anéanti. Vous avez 21 ans et vous avez le sentiment que vous carrière est déjà finie.

Quand votre agent mentionne une autre audition, vous dites OK, peu importe, personne d'autre ne veut vous embaucher. C'est un film de vampire et la réalisatrice a déjà vu 5000 garçons. Autre chose : vous êtes trop vieux. Mais qui sait, peut être que ce sera comme l'autre film de cette réalisatrice, Thirteen, qui était un film indépendant assez cool.

Et c'était ça. Une toute dernière chance, et la fièvre Bieber la minute d'après . Vous êtes resté plus ou moins le même, mais le monde autour de vous a changé pour toujours.

“Je me souviens quand c'est arrivé,” dit il. “J'allais dans des clubs de LA et vous deviez  leur téléphoner avant pour être sur la liste des invités. Mais une fois, j'ai oublié de téléphoner, mais j'étais de toute façon sur la liste. C'est là que j'ai su. Je me suis pointé avec de la moutarde sur mon t-shirt et ils m'ont fait un clin d’œil, ‘Ouais mec, t'es sur la liste’”

Et à partir de là la folie a démarré – les cris constants, le harcèlement de la presse, la perte dramatique d'intimité. Sortir avec Kristen Stewart n'a pas aidé non plus. Le public de Twilight avait déjà des soucis à distinguer le rêve de la réalité et voilà un roman à l'eau de rose pour semer encore plus la confusion. Vous savez ce qui est le plus juteux, le fait que Stewart ait eu une histoire (avec le réalisateur Rupert Sanders en juillet 2012), et la façon dont les tabloids sont devenus fous. Dans l'émission Conan, Will Ferrell a pété un câble et a exprimé le sentiment de millions de Twihards: “C'est une traînée!”

Comme tout ce qui touche à Twilight, toute la saga K-Stew/R-Patz a été horriblement surexposée. Ce n'est pas inhabituel pour des collègues de sortie ensemble – ils vivaient et travaillaient dans une étrange bulle depuis des années, tous les deux subissant la pression et le voyeurisme maladif. Et ça s'est fini en trahison.

“Ça arrive des trucs merdiques vous savez?” dit il en riant. “C'est juste des jeunes … c'est normal! Et à vrai dire qui en a quelque chose à foutre de ça?”

En fait, des tonnes de gens, c'est ce qui est étrange.

“Le plus dur a été d'en parler après. Car quand vous parlez d'autres personnes, ça les affecte de manière imprévisible,” dit il. “C'est comme cette scène dans Doubt [2008, dans laquelle Philip Seymour Hoffman incarne un prêtre suspecté d'avoir eu un comportement inapproprié], où il parle de la façon de rejeter les ragots? Ils lancent toutes ces plumes d'oreiller dans le ciel et vous devez aller ramasser toutes ces plumes.”

Certains plaignent Pattinson pour la manière dont la célébrité a pu changer sa vie. On part du principe que la célébrité fait des ravages auprès des gens, surtout les jeunes, et que donc Pattinson  a dû sans doute en souffrir.

Mais ce n'est pas le cas. Pas vraiment. Il voit toujours son expérience comme quelque chose de surréaliste et qui ne le concerne pas. Il y a une résistance chez lui, qui n'est pas immédiatement décelable, et ce malgré ses crises de nervosité. Il a émergé de la zone 'Twilight', comme un observateur amusé de sa propre expérience, partagé à mi chemin entre le reflet de l'adoration qu'il provoque et son contraire. Même si ce n'était pas toujours facile, ce n'était pas si difficile que ça. “Il y a eu une époque, il y a 3 ans, où je ne savais pas où vivre, sans que je ne me sente emprisonné dans ma propre maison, vous voyez? Mais j'ai travaillé là dessus. Ce n'est pas problème si dramatique en fin de compte. La moitié du problème réside dans votre tête.”

Il a une volonté, typiquement anglaise, de vouloir se remonter les manches. Il n'est pas parti en cure ou n'a pas demandé l'aide d'un thérapeute. Il s'accroche. “Je sais ce qui me rend heureux, quand je sens que je m'effondre,” dit il en souriant. “Faire des choses qui rendent jaloux vos amis , c'est efficace!” il rigole. “Je n'ai qu'à dire, ‘Je travaille avec David Cronenberg,’ et ils me disent, ‘Oh c'est vrai?’ J'adore ça.”

Ses amis pourraient être jaloux de l'attention qu'il suscite ces derniers temps avec  'The Rover '. C'est sans conteste sa meilleure performance, et un pied de nez aux critiques qui le disaient inexpressif . Il est peut être minimaliste dans la vraie vie – vivant dans une seule pièce de sa maison, sans meubles, méditant et passant son temps seul – mais en tant qu'acteur, il s'ouvre.

Pattinson incarne un homme que son frère a laissé pour mort dans une Australie post apocalyptique. Son frère vole la voiture de Guy Pearce, et Pattinson et Pearce font équipe pour le retrouver – Pearce retrouve sa voiture, Pattinson découvre pourquoi il a été abandonné. Son personnage est manifestement retardé. Dans le film, Pearce lui demande, “Tu es quoi, un demeuré?” Pattinson est bourré de tics et bute sur les mots quand il parle, il arbore un regard faible et confus. Il est peut être complétement attardé mais il fait son bonhomme de chemin, pas vrai?

“Ce n'est pas comme ça que je l'ai vu,” dit il. "J'ai vu mon personnage comme quelqu'un qui  a été sérieusement persécuté, un peu comme une femme battue qui ne cesse de revenir vers celui qui la maltraite. Il n'a aucune estime de lui même, on l'a tellement critiqué, que dès qu'il parle, il a peur que quelqu'un ne lui dise de la fermer.”

Le lieu de tournage était épique: neuf heures de route au Nord d'Adelaide, au milieu de nulle part, à plus de 220 km de la ville la plus proche. Les deux acteurs ont vécu dans un vieux container  à bateaux aménagé avec des fenêtres, et infesté de mouches, dans un village d'à peine 50 habitants. Les températures avoisinaient les 49ºC. Et les kangourous, qui n'avaient pas l'habitude de voir autant de véhicules se jetaient sur ces derniers. “La moitié de l'équipe avait des éclaboussures de sang partout sur leur voiture,” dit il “C'est dangereux. S'ils flippent, ils se jettent au travers de  votre pare-brise, et vous battent à mort dans votre propre voiture.”

Il a adoré être là bas. David Michôd a déclaré au LA Times, “Je ne pense pas avoir déjà vu un acteur aussi heureux que Rob se baladant tranquillement dans la rue pour me rejoindre. Il sautillait presque” Personne ne le connaissait là bas. Il pouvait aller là où il voulait. L'outback était parfait pour lui, et l'isolement lui manque. “J'ai oublié quelle était la langue aborigène sur place, mais il n'y a pas de mots pour dire ‘hier’ ou ‘demain’. Et il y avait ce type, qui était assis, recouvert de mouches, pendant des journées entières, en attendant d'être appelé sur le plateau. Aucun commentaire, rien. Il y a quelque chose qui vous rend zen là bas. De toute façon, il n'y a rien d'autre à faire. Ce n'est pas comme si vous deviez traverser la ville pour vous rendre à un rendez vous!”

On s'est assis là pendant un moment à écouter les oiseaux. Ça a été un repas sympa. Il a écaillé les poissons et s'est servi des bières – trois bières chacun, ce qui n'est pas mal, surtout dans cette ville. Nous ne sommes pas dans l'outback, mais c'est assez calme ici. Et il apprécie un peu de silence. Pattinson le minimaliste. Je lui ai demandé s'il avait eu des crises d'angoisse sur 'The Rover', sa performance la plus libérée et la plus vulnérable jusqu'à maintenant. Bien entendu il y a eu de la sueur, il faisait 49ºC. Il réfléchit une minute. “Non”.

Et son téléphone sonne. “Désolé ça doit être mon…” Et on entend à voix haute, “OK, mon pote, il est temps d'y aller.” Et il rit. “Je dois traverser la ville pour un rendez vous.”

'The Rover' sortira le 15 août. 'Maps to the Stars' sortira à l'automne


Traduction The RpattzClub et Pattinson Art Work

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From Esquire:
Robert Pattinson: Exclusive Interview For Esquire September Issue

He's the 28-year-old British actor who has survived trial by fire – the Twilight phenomenon, tabloid hysteria – to become one of our most promising leading men. Over the next few months, you’ll see him deliver top-drawer performances in movies by David Cronenberg, Werner Herzog and Anton Corbijn. First, The Rover, this summer’s must-see film. To celebrate, Esquire’s man in LA invited September's cover star over for beers and a barbecue
He doesn’t seem the nervous type, Robert Pattinson. He always looks so calm, in the face of all those screaming girls. But there are times when he gets very anxious indeed, and the heart quickens and the behaviour changes. And when he does, he lies, he just makes stuff up. Or at least that’s what he told US late-night chat-show host Jimmy Kimmel recently, when he was a guest on the show to promote his latest movie, The Rover.

Given that he was clearly quite nervous for the interview itself, perhaps he was lying all along, which would mean he wasn’t, which would mean he was and so on forever. But then he proved it. As he squirmed and fidgeted in his seat, he told Kimmel, apropos of nothing, that he had “extraordinarily heavy saliva”, which was why he couldn’t spit very far, no more than a foot. He also said that he quite enjoyed being spat on in an erotic way. The audience loved it, and it was quite funny. But it was also quite weird.

“OK, I can explain,” he says. “On all those talk shows you have to do a pre-interview with some producer the day before. And then a second before you go on, they tell you what you said in the pre-interview to prep you for it – and then you have to go and say it all again. So, I was sitting there with Jimmy, and that story I said the day before suddenly seemed not funny at all. I mean it wasn’t that funny in the first place and now I’ve got to perform this unfunny story which Jimmy’s going to fake laugh at it, and… I just can’t take it. So I started panicking. I was literally pouring with sweat. And I felt myself drooling. I thought, ‘Oh my God, I’m starting to drool.’ So, I made up this stupid story about having heavy saliva, and Jimmy’s face just went, ‘What the fuck are you talking about?’”

He laughs. It’s a mumbled kind of laugh, full of self-deprecation and restraint. “As soon as I saw his face, I felt much better!” he grins. “I was back in my comfort zone!”

He’s telling me all this while sitting in my backyard in Eagle Rock, Northeast Los Angeles. Yes, Robert Pattinson is in my house, having a beer while I putz around with the grill, a scenario that probably ought to feel weirder than it does. He’s never come over before. It’s not like we’re mates or anything. We only met the one time, three years ago, an occasion he’s long forgotten.
It was some cattle call press junket for the last Twilight movie. He was holed up in a sterile hotel suite in Beverly Hills, and I was one of a trillion journalists he met that day. I remember he showed up with a T-shirt that flapped open at the side and he hadn’t noticed – it wasn’t a fashion thing, the stitching had just gone. He mentioned his nerves then, too, saying he got so jumpy before auditions that he took a Xanax before the final Twilight one, only he overdid it, and showed up all drowsy. “Oh that interview! I had to live that down. People were like, ‘Drug addict!’ My fault. I brought it up about 50 times in the interviews, too.”
This time, I suggested we try something a bit more congenial. Maybe hang out like regular people for a change? After all, he’s a bloke from Barnes, south-west London, at the end of the day, 28 years old. Perhaps we could go down the pub? His people said it was too public: Barnes or not, he’s still Robert Pattinson.
What if he wore a disguise, I said? Isn’t that what celebrities do, wear ski masks to Starbucks and so on? They baulked: Robert really doesn’t go out much, and when he does, he just goes to other people’s houses.
And that’s how it happened. I said, come to my house, I’ll put the beers on ice and grill up some lunch. It’s LA in the summertime, it’s what people do. And now here he is, this tall and entirely affable Englishman in a white T-shirt and black jeans, petting my dogs and making pleasant remarks about the neighbourhood. There’s no publicist in tow, no minder at the gate. You have to hand it to him: not a lot of movie stars would pitch up at a reporter’s house like this, and subject themselves to questioning.
And yet today he seems relaxed, quite happy to just chill and natter as I get the food going. No sign of those nerves he was talking about. The goal is cedar plank salmon, grilled vegetables and no explosions. I thought keep it light because you never know with actors. Pick a recipe that looks harder than it is. And get loads of sides, just in case. I got a bit carried away at the Wholefoods deli this morning. Potato salad, orzo with feta, some kale thingy with raisins... Does R-Patz like raisins? Can I Google it?

“Sorry, I’d help but I’m useless with all that,” he says, pointing at the grill.

But grilling’s manly, that’s what they say.

“I know, but my ideal of manliness is to be incapable of doing anything,” he grins.

What, like changing a tyre?

“No, just anything. Be proud of your ignorance. ‘Don’t ask me, I’m a man! Get someone else to do it!’” He laughs and drinks his beer. “It’s funny, the less and less you do, the more the mountain of doing something grows. These days, just making a phone call is exhausting.”

He’s not the practical type, let’s say. The other day, he tried opening a bottle with his iPhone; now he can’t turn off its speakerphone. He loves Game of Thrones, but he doesn’t know how to record it on his TV, so he watches it live every Sunday. There’s something of the eccentric about him, the scatterbrained professor, away in his thoughts. At least this time his T-shirt is intact.

The one thing he might have done himself was drive here. He likes driving in LA, even with the traffic jams. He says he’s “a relatively solitary person”, so driving is perfect: he listens to stand-up comedy on Sirius satellite radio and the jams just melt away. But today, his assistant had to drop him off. Apparently, the paparazzi have got the scent again. A couple of days ago, they showed up outside Pattinson’s gym class and when his personal trainer told them the actor was not there and tried to move them on, a fight ensued which ended up all over TMZ.

This morning, there were six cars outside his house.

“I don’t understand why,” he says, looking puzzled. “I think it goes through periods where you’re assigned ‘this is the guy to follow’. But whenever I see a bunch of paparazzi hanging out, I always think, ‘Oh God, what have they found out!’” He laughs. “Oh, THAT love child! I totally forgot!”

It’s not scandal that has put him in the cross hairs. He’s just not the scandal type. The only real gossip he’s been involved in was his split with Twilight co-star Kristen Stewart in 2012, from which he came out smelling of roses – it was Stewart who cheated on him, and with a married man, too. No, the reason the paps are in pursuit is more prosaic: he’s just busy, that’s all. Over the last year, he has been diligently making movie after independent movie, in what has been his first stretch of work post-Twilight. And so far, his direction seems clear – he’s working exclusively with auteurs, on films that are not obviously commercial, and in roles that are uniquely challenging and wildly different, one to the next.

Last summer, he finished The Rover in Australia, a dystopian western from David Michôd, who made 2010’s brilliant Animal Kingdom. Pattinson’s performance is already receiving rave reviews. He then spent 10 days on Maps to the Stars, David Cronenberg’s merciless satire about Hollywood, followed by Werner Herzog’s Queen of the Desert in which he plays Lawrence of Arabia. This spring, he made Anton Corbijn’s Life, in which he plays the photographer Dennis Stock, who took iconic photos of celebrities in the Fifties. And later, there’s a crime drama by the French director Olivier Assayas, co-starring Robert De Niro.

These are just the confirmed productions. There’s a long list of other compelling indie projects in the pipeline. A film with James Gray (The Immigrant) based on David Grann’s book The Lost City of Z, and a couple of films that are actually being written for him – Harmony Korine (Spring Breakers), is writing him a gangster movie, set in Miami, and Brady Corbet, one of the killers in Michael Haneke’s blood-chilling Funny Games, is developing a script called Childhood of a Leader. “It’s about the youth of a future dictator in the Thirties,” he says. “Like an amalgamation of Hitler, Mussolini and some others. I don’t want to jinx it, but Brady is like a savant of film. I’ve known him for like eight years, and he’s only 25 now.”

This is an extraordinary résumé he’s building. And he’s doing it with purpose, actively seeking out the filmmakers he admires. He cold-called Harmony Korine and met him for dinner, telling The Hollywood Reporter, “it took me a long time to realise I could do that”.

If it looks like he’s picking projects that are everything that Twilight isn’t – intelligent, adult, independent – who can blame him? Twilight may have made $3.3bn worldwide, and earned Pattinson $20m for the last instalment alone, but much of it was extracted from the piggy banks of young tween girls, the One Direction demographic, not an audience known for its taste in movies. The series was critically panned, gleefully so, and neither Pattinson nor Stewart were spared. It fared poorly in comparisons with other huge franchises of the era like Harry Potter or Hunger Games. Even Pattinson expressed his reservations, while the series was underway. He told Vanity Fair, “It’s weird... kind of representing something you don’t particularly like.”

But auteur-led films are exactly who he is. He’s not just trying to wash off the stink, he’s revealing himself. Pattinson was always an indie guy, a classicist, a fan of Godard, a true cinephile. He would show up on the Twilight set, reading Molière. Corbet describes him as being “uncommonly knowledgeable about cinema”. Even between Twilights, he would skip out to make ambitious dramas like Bel Ami and Cosmopolis, both in 2012. In May, David Cronenberg said, “He could grab that brass ring and keep doing big-budget studio movies, but it’s not his desire to be a big Hollywood star.”

“I’ve literally only done jobs which interest me,” Pattinson says. “There have been two which I auditioned for and didn’t get, but other than that…”

No franchises?

“A couple of offers, but with those things, if you express any interest, you have to do a screen test or whatever, and they make you sign a six-picture deal before you even know what the part is. It’s crazy. And I didn’t grow up reading comic books and stuff, so…”

It’s risky what he’s doing. He has a long way to fall, and yet he’s chancing failure at every turn. It’s not easy to work with the best directors in the business, on increasingly ambitious roles. Especially when the critics have already drawn blood: during his career they’ve called him a minimalist who lacks passion and emotion. With Bel Ami, it’s a fair criticism, but not for Twilight – his character Edward Cullen is a vampire who isn’t expressive by nature.

That’s why Twilight was, he says, “one of the hardest acting jobs I’ve ever done”. But fundamentally, he doesn’t care. He feels critics give indie movies an inordinately hard time anyway: “you’re judged so much more harshly if you step outside the norms of mass entertainment.” And anyway, he’s not doing it for the critics. Not even the audience.

“From my cod-psychoanalysis of myself, I think I do it for myself,” he says. “I like to see if I’m capable of something, and I don’t really care what people think, even though I read all the reviews. If it really mattered, it would have destroyed me years ago.”

So he’ll continue “going to school”, which is how he describes the path he has chosen. “I never went to acting school, so this is just me trying to get better.” And presumably, the filmmakers get a boost, too, from having such a big star attached – a boost in raising money, attracting an audience, generating publicity – all the things independent movies need?

“Mmm…” Pattinson looks skeptical. “I don’t know. These films could all get made without me. It’s not like I even promote them that well.” Evidently his own narrative, about fame and paparazzi, tends to overwhelm whatever project he’s trying to push. “I tell every production company I work for, I’m probably going to fuck up your entire marketing campaign.”

And as for this idea that the Twilight audience will follow him, Pattinson doesn’t buy it for a second. “They won’t go. I’ve said that from the beginning. Also, I’m trying to do stuff that will confuse an audience. When you watch a Joaquin Phoenix movie, his performance doesn’t remind you of his other performances. That element of being an actor is almost completely gone.”

A nice thought, though – the Twilight demographic subjecting itself to the twisted visions of David Cronenberg. He beams. “We’ll see. I think Maps to the Stars is probably more accessible than The Rover…”

'Maps…' is Pattinson’s second collaboration with the Canadian director, the first was Cosmopolis two years ago. And like so many of Cronenberg’s films, it’s unsettling, nightmarish even. Pattinson insists that he’s “the sweetest guy in the world, like a really kind university lecturer”. But Maps isn’t sweet or kind. If the Twihards come, they’d better be ready.

Hollywood has long been satirised by filmmakers, but 'Map's goes further than anything previously – there’s incest, pyromania and murder, the deaths of both children and animals. The characters are so grotesque they’re often hard to watch, and yet since it’s Cronenberg, they’re also quite funny; it’s that queasy experience of being amused and deeply disturbed at the same time.

Pattinson’s role is small but memorable. He’s a limo driver and one of the only sane characters on the screen, albeit an opportunistic and amoral one. He starts a relationship with a personal assistant (Mia Wasikowska), and then in full view of her, has sex with her boss, Julianne Moore. They do it in the back of his limo. It’s a scene he remembers well. “It was the first time I met Julianne,” he says. “And that was the first scene I shot. It was that part of the scene, too, the sex part.”

This wasn’t some directorial manipulation to elicit a certain performance – it was just pragmatism, an efficient schedule. But for Pattinson it presented some unique challenges. Not only did he have to plunge into sex with a perfect stranger – and it wasn’t pretty sex, but grunting doggie style, neither side particularly enjoying themselves – but he had one of his nervous episodes in the process. Call it performance anxiety, just not that kind.

“I noticed I was sweating,” he says. “Like really heavy sweat.” Already there’s a theme here, just like the saliva story, Pattinson is a man who has sweaty adventures. When the going gets tough, his glands get going. In this case, we’re not talking a damp film of sweat across the brow, but big bulbous droplets, like he’s got malaria, or he’s a footballer in Manaus. “I remember trying to catch the drops as they fell onto her back. It was weird. Huge splashing drops. At one point she turned around and said, ‘Are you all right?’” (There may be no connection, but Pattinson took up meditation on the 'Maps' set.)

Moore won best actress at Cannes this year for her performance as Havana Segrand, a fading star who’s so damaged that she literally dances with joy when she hears that a rival actress’s son has drowned. In another scene, she invites her assistant, or “chore whore”, to watch as she tries to take a shit. “I’ve definitely met people like Julianne’s character,” he says. “I just don’t think she’s a bad person. I see her as desperate and sad. But maybe my moral compass is just all over the place!”

What’s the worst behaviour you’ve seen?

“There’s so much I… it’s amazing how quickly people change in this business. There was one guy who’d never been on a movie set before. And after just three days, he was holding out his water bottle and waiting for someone to take it. Three days. Some people just have it in them.”

And people just accept it?

“Well, yes, but it’s not like you get away with it. This actress was doing a scene in the bath and she kept complaining about the temperature, how it was too hot or too cold. So everyone pissed in it and put a bunch of bubble bath in afterwards so you couldn’t smell it! This stuff happens. That’s why I avoid asking for anything. I don’t want to get anyone’s piss on me.”


There was no chance of having lunch at Robert’s house (we asked). It’s just not his style. “People have journalists over because it’s part of the whole ‘show’,” he says. “But my house doesn’t reflect my personality. There’s, like, no furniture! It looks a bit psychotic.” He’s renting a house on Mulholland Drive, which he describes as “weird and a bit cabin-fevery”. He’s been there a year. “But I spend most of my time in one room anyway.”

Before that, though, he owned a mansion in Griffith Park, a gorgeous neighbourhood of canyons, hikes and all kinds of trendiness in central LA. Not that Pattinson could enjoy much of that stuff: he hiked the canyon maybe twice, and as always, avoided all the cool bars. “I can’t go to hip places,” he shrugs. “I have to find weird little restaurants on the fringes. But they’re so much nicer. I love empty bars. Any empty bar, actually.”

He adored his house. Soon as he saw it, he fell for it. “The garden was so huge there were people working on it every day, and you forget,” he says. “So you’d be naked in the pool, and there’s the guy for the koi pond. Hi!”

He’d still be there, if he wasn’t so popular with the paparazzi – that is, if he wasn’t Robert Pattinson. The snappers were everywhere. “They photographed anyone who came up to the gate, anyone who rang the bell, and they followed any car that came in and out,” he says. “I used to dress up my assistant as me, and get him to drive off with like five cars following him around for hours.”

So he sold it for $6.37m earlier this year, and for a while, he might have gone in any direction. He thought about Toronto but “the winters are ridiculous”. New York was a possibility, but “everyone honks their horns all the time, which drives me absolutely insane!” And London just didn’t feel right anymore, not after seven years in LA.

“My friends are all having kids and stuff, it’s a totally different life,” he says. “And I like people who want to actually make things and do stuff. In England, it’s so difficult that most people just give up.”

So LA won out. “Just waking up when it’s sunny every day means so much to me,” he says. “I like the levity here.” But this time, it had to be a gated community, and there aren’t that many of them in LA, oddly enough. “All the houses are like $25m, these enormous castles,” he says. It’s not the money that’s the issue, it’s the size. His last place, he says, was like Versailles, but he leads a somewhat ascetic lifestyle now, immersed in his interests. His only real extravagance is his collection of 17 guitars.

So he rented the place he’s in now. And gates give him great comfort. Besides, his next door neighbour is Suge Knight, the former CEO of Death Row Records. The same Knight who was entrenched in the Bloods gang of Compton, who would carry out his own beatings, and who has done his share of prison. “He’s really nice!” Robert says. “I see him playing catch with his kid and stuff. And he lives in this nice little cottage, it’s really tasteful!”

It’s easy to forget that Pattinson didn’t arrive at his extreme celebrity in increments – he was plunged in. Imagine what that’s like.

You’re a 15-year-old in south-west London, acting in the local theatre company because that’s where the cute girls hang out. Your mum’s a model booker, your dad sells vintage cars, and you’d like to be a singer, deep down, so you do so in a band called Bad Girls. Even after you score a part in Harry Potter and the Goblet of Fire (2005), you’re still not sold on acting. Maybe political speechwriting is more your thing? But your agent persuades you to go to LA to read for some romcom called Post Grad (2009), so you go and stay at her house, try for the part, and when you don’t get it, you’re crushed. You’re 21 and it feels like your career is over already.

When your agent brings up this other audition, you say fine, whatever, no one else is hiring you. It’s some vampire movie and the director has already seen 5,000 boys. Also: you’re too old. But who knows, maybe it’ll be like the director’s other movie, Thirteen, which was a pretty cool indie.

And that was it – last chance saloon one minute, Bieber fever the next. You stayed more or less the same, but the world around you changed forever.

“I remember when it happened,” he says. “I was going to clubs in LA and you had to call the promoters ahead of time to get on the guest list. But one time I forgot to call, and I was on the list anyway. That’s when I knew. I showed up with mustard down my T-shirt and they’re like giving me the wink, ‘Yeah, man, you’re on the list.’”

And from there the madness began – the constant screaming, the hounding by the press, the dramatic loss of privacy. Dating Kristen Stewart didn’t exactly help. The Twilight audience was already having issues separating fantasy from fact, and here was a real-life soap opera to confuse them further. You know the juicy part, how Stewart had an affair (with the director Rupert Sanders in July 2012), how the tabloids went bananas. On Conan, Will Ferrell broke down and expressed the feelings of a million Twihards: “She’s a trampire!”

Like all things Twilight, the whole K-Stew / R-Patz saga was horribly overcooked. It’s not unusual for co-stars to date – they were both living and working in a strange bubble for many years, both of them under intense and obsessive scrutiny. And then it ended in betrayal.

“Shit happens, you know?” he laughs. “It’s just young people… it’s normal! And honestly, who gives a shit?”

Well, a lot of people, that’s what’s weird.

“The hardest part was talking about it afterwards. Because when you talk about other people, it affects them in ways you can’t predict,” he says. “It’s like that scene in Doubt [2008, in which Philip Seymour Hoffman plays a priest suspected of inappropriate behaviour], where he’s talking about how to take back gossip? They throw all those feathers from a pillow into the sky and you’ve got to go and collect all the feathers.”

Some pity Pattinson for the way celebrity has deformed his life. We assume fame damages people, especially the young, so Pattinson must surely be hurting.

But he isn’t. Not really. He always saw his experience as surreal and not about him at all. There’s a toughness about him, that’s not immediately apparent, his nervous episodes notwithstanding. He emerged from the Twilight zone, as an amused observer of his own experience, equally practised at deflecting adoration and its opposite. While it wasn’t always easy, it wasn’t that hard either. “There was a time, three years ago, when I didn’t know where to live where I wouldn’t be trapped in my home, you know? But I worked it out. It’s not that big a deal in the end. Half of it is in your head.”

He has a very English, roll-up-your-sleeves resilience. He didn’t reach for rehab or therapists to help him on his way. His own grip is pretty sure. “I know what makes me happy, if I’m feeling down,” he grins. “Doing things that make your friends jealous. It really works!” He laughs. “I just say, ‘I’m working with David Cronenberg,’ and they go, ‘Oh really?’ I love that.”

His friends might well be jealous of the notice he’s getting for The Rover right now. It’s arguably his best performance, and it responds to critics who would call him unexpressive. He might be a minimalist in real life – living in a single room in an unfurnished house, meditating and relishing his time alone – but as an actor, he’s opening up.

Pattinson plays a man who’s been left to die by his brother in post-apocalypse Australia. The brother steals Guy Pearce’s car, and Pattinson and Pearce team up to find him – Pearce to recover his car, Pattinson to find out why he’d been abandoned. His character is clearly impaired somehow. In the film, Pearce asks him, “What are you, a halfwit?” Pattinson is all tics and stumbling speech, a weak, confused look in his eyes. He may not have gone full retard, but he’s on the way, surely?

“That’s not how I thought about him,” he says. He saw his character as someone who’d been severely bullied, like a battered wife who kept going back to her abuser. “He has zero self-esteem, he’s just been criticised so much, that every time he starts speaking, he’s scared that someone will shut him down.”

The location was epic: nine hours north of Adelaide, in the middle of nowhere, 150 miles from the next town. The two actors lived in old shipping containers fitted with windows and swarming with flies, in a village of only 50 people. Temperatures routinely rose to 49ºC. And the kangaroos were so unaccustomed to seeing vehicles that they’d often just jump out in front of them. “Half the crew would have, like, blood splattered all over their cars,” he says. “It’s dangerous. If they jump into your windscreen, they’ll freak out and just kick you to death inside your car.”

He loved it there. David Michôd told The LA Times, “I don’t think I ever saw an actor so happy as when I saw Rob coming down the street toward me all by himself. He was practically bouncing.” No one knew him there. He could go anywhere he wanted. The outback suited him perfectly, and he still misses the isolation. “I forget what the aboriginal language is, but there’s no word for ‘yesterday’ or ‘tomorrow’. And there was this guy, who’d just sit, covered in flies, the entire day, waiting to be called onto set. No comment, nothing. There’s a Zen you get out there. I mean there’s nothing to do anyway. It’s not like you have to get across town for a meeting!”

We sit for a moment and listen to the birds. It’s been a good lunch. He polished off the fish and helped himself to beers – three each, which isn’t bad going, especially in this city. It’s not the outback, but it’s quiet here. And he likes a bit of silence. Pattinson the minimalist. I ask him whether he had any nervous episodes on The Rover, his most open and vulnerable performance yet. Clearly it wasn’t short of sweat, it was 49ºC. He thinks for a minute. “Nope.”

And his phone goes off. “Sorry, this might be my…” And a voice says out loud, “OK, buddy, time to go.” And he laughs. “I’ve got to go across town for a meeting.”

The Rover is released on August 15. Maps to the Stars is out in the autumn.

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