mercredi 4 juin 2014

'The Rover': Review by 'Les Inrocks' about Rob and the Movie: "They are very few actors able to play a half-wit"

'The Rover': L'Avis du Magazine 'Les Inrocks' sur Rob et le Film: "Ils sont peu nombreux, les acteurs à pouvoir jouer les demeurés"



Via les Inrocks:
Robert Pattinson lâché dans un western moderne, ironique et poisseux où l’on distingue l’ombre ironique et absurde de Sergio Leone.

Sur les routes désertes de l’outback australien, transformé en Far East (à peine) futuriste, empire de poussière gouverné par le fric et l’armée, les mafias chinoises et quelques paumés, un type taiseux (Guy Pearce, pour une fois sobre) se fait faucher sa bagnole – qui n’est pas, contrairement à ce qu’on pourrait croire, de marque Rover, ce dernier mot signifiant simplement “vagabond” en anglais.

Bien décidé à récupérer son bien, il se lance à la poursuite des voleurs, et tombe par hasard sur le frère de l’un eux, laissé pour mort par ses comparses, et bien paumé lui aussi. C’est Robert Pattinson qui incarne, avec une extrême précision, ce personnage d’idiot congénital.

Ils sont peu nombreux, les acteurs à pouvoir jouer les demeurés sans ressembler à Ben Stiller dans Tonnerre sous les tropiques (c’est-à-dire une risible bête à oscar) ; Pattinson est de ceux-là, et Leo DiCaprio l’avait été jadis (remember Gilbert Grape).

Second long métrage de David Michôd, The Rover se déroule à nouveau dans un Animal Kingdom (titre de son premier essai), un royaume d’animaux où la vie des humains ne compte pas plus que celle des chiens – peut-être un peu moins. Et si le premier film avait Scorsese pour horizon, l’ombre de Sergio Leone plane sur celui-ci, western moderne pétri d’absurdité et d’ironie.

Michôd a toutefois cette manière bien à lui de filmer la violence, la faisant perler dans l’air poisseux comme la sueur sur le front. C’est lent, tendu, implacable. La manière est certes visible, mais jamais elle ne se gargarise d’elle-même, comme ce pouvait être le cas chez son compatriote Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford) auquel on pense parfois.

Autrement dit, et en dépit des lacunes de son scénario (l’absurdité n’excuse pas tout), Michôd ne fait pas le malin : son film est féroce mais sensible, attentif à la cruauté du monde mais refusant de s’y draper. La confirmation qu’un nouvel auteur s’active aux antipodes.
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Via les Inrocks:
Robert Pattinson dropped into a modern, ironic and sticky western where we distinguish the ironic and absurd shadow of Sergio Leone.
On the deserted roads of the Australian outback, transformed into Far East (barely) futuristic, empire of dust governed by the money and the army, the Chinese mafia and a few misfits, a taciturn guy (Guy Pearce, for once sober) has his car stolen - which is not, contrary to what one might think, Rover brand, the word simply meaning "wanderer" in English.
Determined to get his property back, he chases the thieves, and stumbles upon the brother of one of them, left for dead by his cronies, and fucked up too. This is Robert Pattinson who plays with extreme precision, the part of a congenital idiot.
They are very few actors able to play a half-wit without looking like Ben Stiller in Tropic Thunder; Pattinson is one of them, and Leo DiCaprio had formerly been (remember Gilbert Grape).
Second feature by David Michôd, The Rover takes place again in an Animal Kingdom (title of his first movie), an animal kingdom where human life does not matter more than dogs - maybe a little less. And if the first film had Scorsese for horizon, the shadow of Sergio Leone hovers over this one, a modern western full of absurdity and irony.
However Michôd has his own way to show violence, making it drip in the sticky air as sweat on the forehead. It's slow, tense, relentless. The manner is certainly visible, but it never revel itself as it was the case of his compatriot Andrew Dominik ( The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford) to whom we can think sometimes.
In other words, despite the shortcomings of his script (the absurdity does not excuse everything) Michôd is not joking : his film is tough but sensitive, attentive to the cruelty of the world but refusing to claim it. Confirmation that a new author busy himself at the antipodes.

Translation by Pattinson Art Work

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