vendredi 13 juin 2014

Rob talks about 'The Rover', 'Twilight', Directors he loves, Joaquin Phoenix and Indiana Jones & Han Solo

Rob parle de 'The Rover', 'Twilight', les Réalisateurs qu'il aime, Joaquin Phoenix et Indiana Jones & Han Solo


Via The Daily Beast:


La vie de robert pattinson après Twilight
Le vampire britannique raconte que son rôle emblématique dans Twilight est devenu un fardeau - malgré le fait qu'il n'arrête pas de surprendre le public avec des performances intelligentes, sensibles et très anti-Cullen.

Robert Pattinson n'est plus Edward Cullen.

Pendant un certain temps, il semblait que l'acteur britannique étrangement beau allait avoir des difficultés à dépasser son rôle d’icône dans Twilight qui lui a apporté célébrité et fortune. La saga était trop populaire. Il avait trop l'air d'un vampire. Et aucun acteur qui a joué plus de trois fois le même rôle n'a réussi à s'en débarrasser (Regardez Sean Connery).

Mais durant les années qui ont suivi le dernier film twilight, Pattinson a commencé à accomplir l'impossible. Encore et encore, il a choisi de travailler avec des auteurs brillants - Werner Herzog, David Cronenberg, James Gray, Olivier Assayas - et il n'a cessé d'étonner le public avec ses performances intelligentes, sensibles et à l'opposé de Cullen.

Le dernier film de Pattinson, un Western dystopique, dépouillé, qui s'appelle The Rover, est jusqu'à présent son meilleur travail. Sous la direction de David Michod (l'excellent Animal Kingdom), Pattinson joue Rey, un benêt de l'Amérique du sud qui rencontre Eric (Guy Pearce) dans la chaleur étouffante de l'outback australien, sans foi ni loi, dix ans après l'effondrement de l'économie mondiale. A la suite d'un hold-up bâclé, le gang de Rey - qui inclut le frère de celui-ci- l'a laissé mourant. Le gang a également volé la voiture d'Eric. Et c'est alors que Rey et Eric vont faire équipe pour les retrouver. Pattinson est absolument magnétique dans ce rôle, transformant ce qui pourrait être une caricature embarrassante d'un homme-enfant en un portrait empathique d'un homme blessé, luttant pour penser par lui-même pour la première fois - ce qu'il réussi finalement. Peu d'acteurs peuvent rendre un regard pensif si fascinant. Pattinson, d'une manière ou d'une autre, en fait parti.

Pour discuter de son travail dans The rover - et plus généralement de sa carrière - Pattinson s'est récemment assis avec The Daily Beast à Los Angeles. Il était tout aussi saisissant en personne qu'à l'écran - bronzé, tee-shirt blanc col en V, une barbe de deux jours, des cheveux adroitement mal  coiffés. Son comportement est plus enfantin et moins confiant que ce que l'on attend d'une star du cinéma, il regarde rarement dans les yeux quand il parle et il rigole nerveusement quand il dit quelque chose de révélateur.


La suite après la coupure / English version after the cut




"J'oublie comment jouer entre chaque film" avoue Pattinson.

Il a de nouveau parlé des raisons pour lesquelles Twilight est devenu un fardeau, pourquoi il ne pourrait jamais faire comme Jennifer Lawrence et pourquoi il adore travailler avec des auteurs tels que Harmony Korine, avec qui il a prévu de travailler par la suite. Pattinson a également démenti les rumeurs disant qu'il prenait la relève d'Harrison Ford pour Indianna Jone ou Han Solo dans le future - même si il n'a pas fermé la porte à toutes les franchises pour l'avenir.

Vous avez dit vous être "vraiment, vraiment battu" pour le rôle de Rey. Pourquoi ?
Bizarrement on m'a envoyé le scénario et j'ai mal lu l'e-mail. Je pensais que c'était un offre. Je me suis dit, "Wow, je sais exactement comment je veux faire ce personnage - et on ne m'offre jamais des choses comme ça, jamais!" Donc j'ai appelé mon agent et je lui ai dit, "Je le veux! Je veux le faire maintenant!" Je voulais travailler avec David Michod depuis des années avant ça. Mais ensuite mon agent m'a dit "Non, c'est juste une audition. Qu'est ce que tu racontes?" [Rires] J'ai lors été terrorisé. Car j'ai raté toutes les auditions auxqelles j'ai pu aller.

Alors qu'avez-vous fait?
J'ai simplement réalisé que je devais le faire, donc je me suis plongé dans le travail - je n'ai jamais autant travaillé pour une audition auparavant.

Que voulez-vous dire par là? De quel genre de travail parlons-nous?
Je veux dire que j'ai travaillé dessus genre 10 heures par jour, pendant deux semaines.

Wow
C'était complètement obsessionnelle, au point ou j'en rêvais. Peu importe ce que je faisais - j'y pensais constamment.

Je suppose que ça a été payant
[Rires] Pour la plupart des auditions, vous n'y allez pas en vous disant que vous aller faire le film. Vous y allez comme pour passer une audition. Mais là, je me suis retrouvé à faire le film dans la maison de quelqu'un. Littéralement.

Vous avez déclaré ne pas vous voir offrir des rôles comme celui de Rey. Pourquoi ça?
Des petits rôles bizarres. Il y a environ 5 ou 6 acteurs qui se les réservent depuis des années. [Rires] Je ne sais pas dans quelle case j'étais placé, mais je ne faisais pas parti de ce groupe d'acteurs étranges - des gens qui semblent un peu "faibles". Un peu fragiles et brisés. Je suppose qu'on ne m'a pas perçu comme un de ceux là.

Quel a été le plus grand challenge pour vous en faisant The Rover ?
Rien de particulier. Même avant d'avoir le rôle, j'ai tout de suite su très clairement la manière dont je voulais le faire. Vraiment, le seul aspect étrange fut de marcher dans la salle d'audition et de me dire, "Est-ce que je me  plante complètement? Je n'en ai aucune idée." J'ai eu un petit moment de panique. Mais dès que j'ai eu le rôle, j'ai su quels vêtements je voulais porter, le look que je voulais lui donner. Je savais tout. Je voulais quelqu'un qui ne pouvait pas totalement libérer ses émotions. Il est constamment bloqué entre deux choses. Et aussi quelqu'un qui n'a jamais vraiment eu besoin de penser et qui soudainement est forcé de le faire pour la première fois. En fait c'est comme jouer un bébé à l'âge adulte. Je l'ai bien senti, dès le début.

Vous êtes vous basés sur quelqu'un en particulier pour votre interprétation de Rey ?
En fait, il ressemble un peu à l'un de mes cousins [Rires]. Les vêtements, la façon de marcher.

En quoi le tournage de The Rover a-t-il été différent du tournage des films Twilight ?
Il ne faisait pas extrêmement froid. [Rires] Je pense que c'est en fait la plus grande différence. Quand tout le monde est d'humeur maussade à cause du froid...la chaleur bouillante de l'outback Australien que je choisis plutôt que du froid tous les jours.

Pourquoi ?
Le froid rend les gens stressés. Il n'y avait pas autant de lumière dans la journée pour tourner à Vancouver. Et c'était le même temps tous les jours. Il n'y a personne qui vous mets la pression pour quoique ce soit. C'est le film de David et il y a essentiellement deux personnes dedans. Vous n'avez pas à vous presser. Il n'y a que deux égos à gérer. [Rires].

Moins il y a d'égos mieux c'est. Revenons en arrière une seconde : Qu'est ce qui vous a donné envie d'être acteur en premier lieu - et qu'est ce qui vous a fait penser que vous pouviez le faire?
J'ai rejoint ce club de théâtre quand j'avais 16 ans car j'imaginais qu'il y aurait des filles. [Rires] Je n'avais jamais joué la comédie avant. Mais ils montaient "Guys & Dolls" et je n'avais jamais chanté, mais pour une raison inconnue, je voulais vraiment être dedans. [Rires] A ce moment là, je n'en avais aucune idée. Je l'ai fait, ainsi que d'autres pièces après et puis par hasard j'ai eu un agent. Mais je pense que dès que vous faites quelque chose comme une "performance" pour la première fois, c'est incroyablement addictif. Je me rappelle avoir fait "Tess d'Ubervilles" - Le truc de Thomas Hardy. J'ai fait cette scène où je frappe Tess au visage. Et rien que de voir les gens aux premiers rangs qui halètent d'horreur - vous avez soudainement un regain massif d'énergie. Soudainement, les gens vous regardent comme ça - vous vous dites, "Wow, Personne ne m'a jamais regardé comme ça avant."

C'est un sentiment étrange. Et ensuite, vous commencez à le ressentir pour vous même en vieillissant. Vous réalisez que vous pouvez vous perdre dans le rôle. C'est comme faire de la musique - Vous pouvez faire une scène et vous dire "Je ne me sens pas moi même". Et vous ne savez pas d'où ça vient. C'est plutôt agréable.

Sortir de soi-même est un sentiment addictif, n'est ce pas?
Oui, j'avais l'habitude de jouer de la musique tout le temps et c'est tout ce que je voulais faire dans la musique: en arriver au point où vous vous sentez flotter. Vous ne savez pas comment ça arrive, mais c'est génial. Et ça n'a rien à voir avec le public ou quelqu'un d'autre. Ce que vous faites est encore sans doute de la merde. [Rires] Mais c'est tellement addictif, et tellement rare aussi. Vous essayez constamment de le retrouver à chaque fois.

Twilight a évidemment été une bénédiction pour vous. Mais comment est-ce devenu un fardeau?
En fait, il y a eu beaucoup de haine. Honnêtement, je ne comprends pas les réactions contre Twilight. Le premier film, tout le monde a aimé. Mais ensuite, ça a été soudain... Je ne comprends pas bien pourquoi les gens ont changé d'avis. Il y a plein de franchises à succès que tout le monde accepte. Mais pour une certaine raison il y avait tout ces arguments politiques contre la saga. Les gens disaient, "Oh, c'est un mauvais exemple pour la femme," bla bla bla. Comme si nous étions une bande de crétins. Nous ne le faisions pas de cette façon! C'était de la pure interprétation ! Nous n'essayions pas de faire un film sur la soumission des personnages féminins.

De bien des manières, les gens avaient décidé de quoi Twilight parlait avant même de le savoir, et ensuite, ils ont catégorisés les acteurs. Même le truc sur le scintillement. J'ai eu tellement de critiques pour ça. Mais je ne me rappelle pas un moment dans les films ou je brille. [Rires] Peut être une seconde dans le premier. Je me dis "Vraiment ?" tous ces mecs sont là : "Tu scintilles !" et je me dis "Vraiment ? Vous devez avoir fait pause durant cette seule seconde." [Rires] C'est uniquement l'idée du scintillement - Les gens se sont pris la tête avec ça.

Mais en même temps vous apercevez que les gens qui disent vous haïr sont incroyablement fidèles. Ils vont voir tous vos films pour vous détester. [Rires] Ca me va!

Qu'en est-il sur le plan artistique  Est ce que tout le brouhaha sur Twilight - l’obsession culturelle autour - ont trompé les gens sur l'acteur que vous êtes?
Je ne sais pas qui je suis en tant qu'acteur. J'ai trouvé que les films Twilight étaient probablement le travail le plus dur que j'ai fait. Vous avez tant de paramètres à prendre en compte pour jouer le personnage et aussi le fait de faire 5 films dans lesquels vous devez jouer le même personnage à chaque fois et trouvez comment faire des variations. C'est vraiment dur. C'était comme essayer d'écrire un haïku.

Est-ce que Twilight a fait de vous un meilleur acteur ?
Ouais. C'est drôle, car les critiques ont empiré.

Mais maintenant que vous faites des films comme The Rover - des films plus sombres, profonds, plus artistiques - sentez-vous que vous êtes entrain de vous sortir d'Edward Cullen ?
Non, pas du tout. Je n'ai même jamais pensé à tous les Twilights comme une seule entité. C'était tous des films différents pour moi. Je veux dire, j'oublie comment jouer entre chaque film. [Rires] Mais j'ai toujours pensé que rien ne vient à vous gratuitement. Vous êtes grassement payé. Vous avez un tas d'opportunités. Et vous devez le payer d'une certaine manière. Et dans mon cas, je le paie en devant trouver comment marcher dans la rue [sans être assailli]. Je le paie à travers les gens qui pense que je ne suis qu'une seule chose. C'est mon principal désir en tant qu'acteur - de n'avoir personne qui puisse savoir qui je suis. Qu'il n'y ait pas de préjugés. Alors, évidemment, quand un personnage devient une icône, vous devez gérer les bagages qui viennent avec.

Depuis Twilight, vous mettez un point d'honneur à travailler avec des auteurs : Werner Herzog, David Cronenberg, James Gray, Olivier Assayas, David Michod. Pourquoi? Est-ce votre manière de vous assurer que les gens ne vous cataloguent pas comme "une chose"?
Ce sont des gens que j'aime depuis que je suis adolescent. Ça ressemble presque à une blague le fait que je travaille avec eux maintenant. Ce sont aussi des personnes qui ont travaillé avec des acteurs qui m'ont donné envie d'être acteur, avant même que je n'en sois un. Spécialement James Gray - Le travail de Joaquin [Phoenix] avec James. Ce gars arrive à faire sortir la meilleure performance des gens. Et c'est pareil avec Harmory Korine. Vraiment, ça limite votre marge d'erreur. Je pense sincèrement que vous ne pouvez pas échouer en faisant un film avec Werner Herzog ou Harmory Korine. Prenez Cronenberg. Je pense toujours que Cronenberg est avant-gardiste - et il travaille depuis 45 ans. Alors que d'autres personnes s’effondrent déjà lors de leur deuxième film.

En parlant de Cronenberg, vous avez dit que faire "Cosmopolis" avait " revigoré" votre point de vue sur le métier. Comment ?
 Ça m'a simplement permis de réaliser que je pouvais faire ce genre de film. Durant Twilight, on me demandait si j'avais peur d'être catalogué. J'ai commencé à me dire, "Ouais, je pense que je le suis." Puis j'ai eu le rôle dans Cosmopolis, qui était très éloigné de ma zone de confort, et je me disais "Oh, je suppose que je ne devrais plus être effrayé d'être catalogué maintenant." Ça m'a libéré. Et j'ai tellement adoré cette expérience - être à Cannes a été un important pour moi. J'essaie d'y retourner à nouveau depuis.

Quels sont les acteurs pour lesquels vous vous dites "C'est le genre de carrière que je veux"?
J'aime ce que Joaquin a fait. Je regarde toujours son travail - Il a été l'acteur le plus influent pour moi. Et de bien des manières jamais la carrière de Guy aussi. Mais il fait des trucs australien tout le temps, et moi je me sens bizarre à l'idée de faire des trucs anglais. Je me sens vraiment nu.

Qu'en est-il de quelqu'un comme Jennifer Lawrence ? Elle équilibre deux franchises avec des rôles plus pointus.
Elle est génial. Elle est absolument incroyable. Mais nous sommes des personnes différentes. Elle donne l'impression d'être très confiante - et je n'ai pas ce type de confiance. Elle rayonne. Je pense que vous pouvez la mettre dans plusieurs domaines différents. Alors que j'ai un style plus subtil.

Les rumeurs circulent, donc je dois vous demander. Serez-vous le prochain Indiana Jones ?
Non.[rires] Mais je veux dire, je sais pas. Ce serait tellement drôle si d'un seul coup on me le proposait. Je me dirais "Oh, merde !" [Rires]

Donc la rumeur n'est pas fondée ?
Non, non.

Qu'en est-il d'un autre rôle connu d'Harrison Ford : Han Solo? La rumeur dit que l'on pense à vous pour un film consacré à Solo.
Oh non. Je pense que toutes ces choses sont inventées pour que je reçoive de mauvaises critiques.

Mauvaises critiques? Ce sont deux des personnages les plus géniaux de l'histoire d'Hollywood.
Depuis que cette rumeur est sortie j'ai vu 50 critiques dirent, "CE TYPE ? NOOOON ! Quel connard!"

Pour la petite histoire, êtes-vous un fan de Han et Indy ?
A 100%. Tout le monde l'est.

Ferez vous une autre franchise ?
Ouais. Je devrais beaucoup y penser d'abord. Mais de beaucoup de manière, ce sont les seuls gros films qui se font désormais. [Rires] Donc à moins que vous ne vouliez jamais faire un film de studio, vous devez acepter que vous devez faire Nos Étoiles Contraires 2. [Rires]

Traduction LeRpattzClub & Pattinson Art Work


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For awhile, it seemed as if the eerily handsome British actor would have an impossible time getting past the iconic Twilight role that first brought him global fame and fortune. The series was too popular. His looks were too vampiric. And no one who plays the same part more than, say, three times ever really shakes it. (See: Connery, Sean.)

But in the years since the final Twilight installment came and went from theaters, Pattinson has begun to accomplish the impossible. Again and again he has chosen to work with brilliant auteurs—Werner Herzog, David Cronenberg, James Gray, Olivier Assayas—and again and again he has stunned audiences with his smart, sensitive, and very un-Cullen-like performances.

Pattinson’s latest movie, a spare, dystopian Western called The Rover, is his finest work yet. Under the direction of David Michod (the excellent Animal Kingdom), Pattinson stars as Rey, a gut-shot simpleton from the American South who encounters Eric (Guy Pearce) in the sweltering, lawless Australian outback ten years after a global economic collapse. In the wake of a botched heist, Rey’s gang—which includes Rey’s brother—has left him behind to die. The gang has also stolen Eric’s car. And so Rey and Eric team up to track them down. Pattinson is absolutely magnetic in the role, transforming what could have a been an embarrassing caricature of a man-child into empathetic portrait of a wounded human being struggling to think for himself for the first time—and ultimately succeeding. Not many actors can make cogitation look so compelling. Pattinson, somehow, is one of them.

To discuss his work in The Rover—and his career more generally—Pattinson recently sat down with The Daily Beast in Los Angeles. He was as striking in person as he is on screen—thin, white v-neck t-shirt, two-day scruff, artful bedhead. His demeanor is more boyish, and less confident, than one might expect of a movie star; he rarely made eye contact as he spoke and he laughed, half-nervously, whenever he said something revealing.

“I forget how to act in between every single movie,” Pattinson confessed.

He went on to talk about why Twilight has become a burden; why he could never do what Jennifer Lawrence does; and why he loves to work with auteurs such as Harmony Korine, with whom he’s planning to collaborate next. Pattinson also shot down the rumors that he will be taking over for Harrison Ford as Indiana Jones or Han Solo in the near future—although he didn’t shut the door on all future franchises.

“You're sort of floating. You don't know how it happens, but it's amazing. And it's nothing to do with the audience or anyone else. You're still probably shit. But it's so addictive, and it's so rare as well.”
You've said that you “really, really fought” for the role of Rey. Why?

Weirdly, I got sent the script and misread the email. I thought it was an offer. I was like, “Wow. I know exactly how to do this—and I never get offered stuff like this, ever!” So I call up my agent and I’m like, “I want to do it! I want to do it right now!” I had wanted to work with David Michod for years before this. But then they were like, “No, it’s just an audition. What are you talking about?” [Laughs] I suddenly had this pang of terror. I’ve basically messed up every audition I’ve ever gone for.
So what did you do?
I just realized I have to get it, so I just put in an enormous amount of time—way more work than I’ve ever done for an audition before.

What do you mean by “way more work”? What kind of labor are we talking about here?
I mean, I would just run it literally 10 hours a day for, like, two weeks.

Wow.
Completely obsessively, to the point where I was dreaming about it and stuff. I don’t know particularly what I was doing—just constantly thinking about it.

I guess it paid off.
[Laughs] Most auditions you don’t go in like you’re actually doing the movie. You do it like you’re doing an audition. But this I was just doing the movie in someone’s house. Full on.

You said you don’t usually get offered roles like Rey. How so?
Little weirdo roles. There are about five or six actors who have had a lock on them for years. [Laughs] I’m not sure what place I was really put in, but I wasn’t really part of that group of strange character actors—people who are a little bit “weak.” A little fragile and broken. I guess I wasn’t interpreted as being one of those people.

What was the biggest challenge for you in making The Rover?
Nothing really. Even before I got the part, I was so clear about how I wanted to do it. Really the only strange aspect was walking into the audition room and being like, “Am I doing this entirely wrong? I have no idea.” I had one little moment of panic. But as soon as I got I knew what I wanted the clothes to be, what I wanted the look to be—I knew everything. I wanted someone who couldn’t quite fulfill his emotions. He’s just constantly stuck between two things. And also someone who’s never really been required to think and is suddenly forced into thinking for the first time. Basically like playing a baby as an adult. It just felt so right, right from the beginning.

Did you base your portrayal of Rey on anyone in particular?
He’s a little bit like one of my cousins, actually. [Laughs] The clothes, the walk.

How was making The Rover different than making the Twilight movies?
It wasn’t freezing cold. [Laughs] I think that’s actually the biggest thing. When everyone’s so miserable because it’s so freezing cold…the boiling hot Australian outback I would take over the freezing cold any day.

Why?
The cold makes people stressed. There wasn’t as much light in the day to shoot with in Vancouver. And this was just, like, the same weather every day. There’s no one pressuring you to do anything. It’s David’s movie and there are basically only two people in it. You don’t have to rush anything. There’s only two egos you have to deal with. [Laughs]

The fewer egos, the better. Let’s rewind for a second: What made you want to be an actor in the first place—and what made you think you could do it?
I joined this drama club when I was 16 because I fancied this girl who went to it. [Laughs] I’d never done any acting before. But they were doing Guys & Dolls, and I’d never sung but for some reason I really wanted to be in it. [Laughs] I have no idea why, to this day. I did that, and another play afterwards, then randomly got an agent. But I think it was just the first time you do something—performance—it’s incredibly addictive. I remember doing Tess of the d’Urbervilles—the Thomas Hardy thing. I did this scene where I slapped Tess in the face. And just seeing people in the front row going [gasps in horror]—you suddenly have this massive burst of energy through you. Suddenly seeing people look at you like that—you’re like, “Wow! No one has ever looked at me like that before.”

It’s a strange feel. And then you start to feel it for yourself as you get older. You realize that you can get lost. It’s like doing music—you can do a scene and be like, “I don’t feel like myself at all.” And you don’t know where it came from. It’s kind of nice.

Getting away from yourself is an addictive feeling, isn’t it?
Yes. I used to play music all the time, and that was all I wanted to do in music—get to the point where you’re sort of floating. You don’t know how it happens, but it’s amazing. And it’s nothing to do with the audience or anyone else. You’re still probably shit. [Laughs] But it’s so addictive, and it’s so rare as well. You’re just constantly trying to go for that, every time.

Twilight was obviously a blessing to you. But how has it been a burden?
There’s been a lot of hate, actually. Honestly, though, I don’t understand the backlash against Twilight. The first movie, everyone liked it. But then it was suddenly… I don’t quite get why people turned on the other ones. There are plenty of successful franchises which everyone accepts. But for some reason there were all these political arguments against. People saying, “Oh, it’s a bad example for women.” Blah, blah, blah. As if we were all a bunch of dumbasses. We’re not playing it that way! That’s purely your interpretation! We’re not trying to make a movie about subservient female characters at all.

In a lot of ways, people have decided what Twilight is about before they’ve even thought about it, and then they’ve labeled us, the actors, as part of whatever that may be. Even the sparkling thing. I get so many sparkly criticisms! But I don’t actually remember a moment of in any of the movies where I sparkle. [Laughs] Maybe one second in the first one. It’s like, really? All these fanboys are like, “You’re sparkling!” And I’m like, “Really? You must have freeze framed that one second.” [Laughs] It’s just the idea of sparkling—people lost their minds over it.

But at the same time you find that the people who think they hate you can be incredibly loyal. They go to see your movies to hate on you. [Laughs] That’s fine with me!

What about artistically? Has all the Twilight hubbub—the cultural obsession around it—given people an inaccurate sense of who you are as an actor?
I don’t know who I am as an actor. I’ve found that the Twilight movies were probably the hardest jobs I’ve done. You have so many parameters to play the character within, and also you’re doing five movies where you have to play the same point every time and figure out different variations on it. It was really hard. It was like trying to write a haiku.

Did Twilight make you a better actor?
Yeah. It’s funny, because the reviews got worse.

But now that you’re doing movies like The Rover—darker, deeper, more artistic movies—do you feel like you’re trying to escape from Edward Cullen?
No, not at all. I never even thought of all the Twilights as a single entity. They were all separate movies for me. I mean, I forget how to act in between every single movie. [Laughs] But I’ve always thought that nothing comes for free. You get paid a bunch of money. You get a bunch of opportunities. And you’ve got to pay for it somehow. And in my case, I paid for it by having to figure out how to walk down the street [without getting mobbed]. I paid for it by people thinking I was one thing. That’s my major desire as an actor—to have no one know who I am. To have no preconceptions. So obviously when a character becomes iconic, you have to deal with the baggage that comes with it.

Since Twilight, you’ve been making a point of working with auteurs: Werner Herzog, David Cronenberg, James Gray, Olivier Assayas, David Michod. Why? Is this your way of making sure that people don’t peg you as “one thing"?
Those are the people I’ve loved since I was a teenager. It almost seems like a joke that I’m working with them now. They’re also people who have gotten performances out of actors that made me want to be an actor, before I even was an actor. Especially James Gray—Joaquin [Phoenix]’s stuff with James. That guy can get really singular performances out of people. And with Harmony Korine as well. Really it’s just limiting your margin for failure. I genuinely think you can’t fail doing a Werner Herzog movie or a Harmony Korine movie. You know they’re not going to just phone something in. They haven’t ever. Take Cronenberg. I still think Cronenberg is so cutting-edge—and he’s been working for 45 years. Whereas some people now are already flopping on their second movie. Already selling out.

Speaking of Cronenberg, you once said that making Cosmopolis “reinvigorated” your “ideas about acting.” How?
I just made me realize that I could be in those kinds of movies. All throughout doing Twilight, I got asked whether I was afraid of getting typecast. I started thinking, “Yeah, I guess I am.” Then I got cast in Cosmopolis, which was just so far from my wheelhouse, and I was like, “Oh, I guess I shouldn’t be afraid of being typecast anymore.” It freed me up. And I loved the experience so much—getting into Cannes was such a massive deal to me. I’m just trying to go after that again.

Which actors do you look at and say, “That’s the kind of career I want to have?”
I like what Joaquin has done. I’m always looking at his stuff—he’s been the most influential actor on me. And in a lot of ways I like Guy’s career as well. But he also does Australian stuff all the time, and I feel weird doing English things. I feel like I’m really naked.

What about someone like Jennifer Lawrence? She’s balanced two studio franchises with lots of meatier parts.
She’s amazing. She’s absolutely incredible. But also we’re different types of people. She seems like she’s super-confident—and I don’t have the kind of confidence. She glows. I think you can fit that into quite a few different areas. Whereas I’ve got a kind of sneak-through-the-cracks style.

The rumors are circulating, so I have to ask. Will you be the next Indiana Jones?
No. [Laughs] But I mean, I don’t know. That would be so funny if I suddenly got offered it. I’d be like, “Oh shit!” [Laughs]

So the rumor has no basis in reality?
No, no.

What about another famous Harrison Ford role: Han Solo? The buzz is that you’re being considered for a standalone Solo movie.
Oh no. I think all of these things are made up so I get tons of bad press.

Bad press? Those are two of the greatest characters in the history of Hollywood.
But literally this random story comes out and I get 50 other stories saying, like, “THAT GUY? NOOOO! What an asshole!”

For the record, though: you’re a fan of Han and Indy?
100 percent. Everyone is.

But that’s all for now.
Right.

Would you ever do another franchise?
Yeah. I’d have to put a lot of thought into it first. But in a lot of ways, those are the only big movies that are made anymore. [Laughs] So unless you just never want to do studio movies, you have to realize that you’ve got to do The Fault in Our Stars 2. [Laughs]

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