samedi 17 mai 2014

'The Rover': Round-Up of Medias' Reviews after Today's Press Screening in Cannes

'The Rover': Tour d'Horizon de l'Avis des Médias après la Projection Presse à Cannes Aujourd'hui

Update: Ajout d'autres avis / Added more reviews


Les journalistes viennent de sortir de la projection presse de 'The Rover'. Et c'est un flot de critiques positives qui inondent Twitter! Certains par de "Chef d’œuvre", d'autres disent que c'est une grosse erreur qu'il ne soit pas en compétition officielle, un filme "remarquable", d'autres disent c'est le meilleur rôle de Rob jusqu'à maintenant, "Pattinson en état de grâce" !!!

Journalists just came out of the press screening of 'The Rover'. And it's a tidal wave of positive reviews that flood Twitter! Some says "Masterpiece", others say that it is a big fail that the film isn't in official competition, a "remarkable" film, others say it's the best role of Rob by now, "Pattinson in a state of grace." !!!

@A24Films: Nous avons choisi @TheRoverMovie il y a 1 an à Cannes, nous sommes si fiers de faire l'avant-première ici demain soir. David, Guy & Rob ont fait quelque chose de génial.


Just out of #TheRover screening. Really, a triumph of transformation for Rob. What do you guys want to know?!

: The Rover - Subversive, gritty, brutal, questionable. Touches of first Mad Max. A very quiet, but loud film. Bearded Guy Pearce is badass.

: The Rover is tough stuff. Biggest departure 4 Robert Pattinson to date. Movie has impressive moments but too precious 4 material. #Cannes
The Rover: Pearce and Pattinson impress in David Michod's post-apocalypse. Not as much power as Animal Kingdom, but great nonetheless.
: Great soundtrack on The Rover too. Eclectic might be the word. #Cannes2014
Just left #TheRover screening. My love for Guy Pearce knows no bounds but I also was surprised by Pattinson. Remarkable film. #Cannes2014
Michôd on fire, Pattinson en état de grâce, Pearce transfiguré. The Rover est un chef d'œuvre calciné. #Cannes2014
Cannes 2014 : THE ROVER / Critique #Cannes2014 

Okay: Rob holds his own with Guy Pearce, excels at his Southern Accent, sings "Pretty Girl Rock" and yes--is frequently shirtless. #TheRover
THE ROVER: bleak and beautiful. Pattinson's best performance by a long shot. Pearce is excellent as always.

"The Rover" de David Michôd à #Cannes2014 hors compétition : une équipée sauvage et poussiéreuse dans le bush australien. Violent et réussi.
The Rover n'est pas en compétition. Ça s'appelle une faute. #PalmedOr 

The Rover is not in Official Competition. It's called a fail #PalmedOr 

: Similar to Drive, the power of The Rover is in its silence, and all the imagery. Michod's choices and shots speak loudly without being loud.
: The Rover = Masterpiece. #Cannes2014 

: Best film @Cannes2014 so far, by far, is #TheRover, post-apocalyptic Western where God is a gun. 9.4/10

: Robert Pattinson has real talent, often overlooked. Him singing "don't hate my cos I'm beautiful" pretty apt. #Cannes2014
Just left #TheRover...w/o my humanity. Guy Pearce is a force & Robert Pattinson is unrecognizable. Strong acting, tough to watch. #Cannes
: #Cannes2014 The Rover avec Robert Pattinson et Guy Pearce, version australienne, contemporaine et réussie du western à la Sergio Leone
The first A in this festival, at least for me. "The Rover" A

: THE ROVER with Robert Pattinson just premiered @FdC_officiel. A gritty post-apocalyptic western. Great film! #Cannes2014 #ACE #Pattinson
Congratulation to David Michod, Guy Pearce & Robert Pattinson on a successful press screening of The Rover. May your success only grow!
: Michod makes a superb follow-up to ANIMAL KINGDOM with THE ROVER, but why isn't it in Competition?

: #RobertPattinson proves he has the skills to continue to act for as long as he wants & w/whom he wants, thanks to David Michod's #TheRover
Damn! #RobertPattinson and #GuyPearce are brutal, so good in "The Rover" a very riotous film and very very good!
: Seriously, I think at time the whole thing reached unbelievable limits,but damn #RobertPattinson knows how to deliver in a drama

 Les avis des médias français et étrangers après la coupure / More and More reviews after the cut



Via Première:
Résumer Animal Kingdom aux amis qu’on tentait de convaincre d’aller voir ce film rêche et sombre sur une famille d’australiens crapuleux et dégénérés était un exercice ingrat. On se retrouvait dans la position des personnages de David Michôd, pour lesquels le langage est rarement un véhicule satisfaisant des émotions. Pas spécialement bavard, son premier long métrage n’était jamais aussi puissant que quand personne ne l’ouvrait.
Avec sa longue et impressionnante scène d’introduction muette, The Rover confirme que le cinéma de Michôd exprime toute sa force dans les séquences non dialoguées. Le pitch aussi est économe en mots : dans un outback australien terrassé par le soleil et l’effondrement économique, un homme mutique (Guy Pearce) tente de retrouver la bagnole qu’une bande de voyous vient de lui dérober. Il entraîne dans sa quête le frère simplet que ceux-ci ont laissé pour mort derrière eux.
La force terrifiante du film vient également de son duo principal : Pearce est un homme perdu, dévasté par la culpabilité du crime impuni qu’il a commis et par le délitement de tous les codes moraux du monde qu’il a connu. Pattinson incarne lui le monde d’après, celui dans lequel être un débile léger et spontané (y compris et surtout dans le maniement de son flingue) n’est pas la pire des stratégies de survie, au contraire. Voir l’agitation et les tics de l’ancien vampire aux dents de lait angoisse un peu au début du film, mais Rob Patt prouve qu’il est un acteur au potentiel dément (une des scènes inoubliables du film est d’ailleurs celle où il chante Pretty Girl Rock assis dans la voiture, la nuit). Mais The Rover est le film de Guy Pearce, capable en un battements de cils de passer de la détermination froide à la colère explosive voire (mais tout de même plus rarement) à l’empathie ou la pitié. Son combat intérieur d’homme quasiment ramené à l’animalité et pourtant régulièrement rattrapé par les affres morales fait de lui ce qui pourrait devenir le parfait archétype michodien.
Si le fonds métaphysique est assez proche, le cinéaste a choisi une esthétique opposée à celle d’Animal Kingdom : The Rover est un western ample battu par le soleil là où le précédent était un drame urbain confiné et sombre, son montage est simple là où Animal était parfois abusivement complexifié, et enfin la brutalité des personnages y est plus brutale, moins sournoise. Et le cinéaste évite aussi la série de clichetons SF que son lointain écho madmaxien aurait pu nous infliger. Le monde qu’il décrit est celui dans lequel nous pourrions vivre à moyen terme si on pousse encore quelques curseurs économiques : les trains roulent encore mais sous bannière chinoise, il y a des épiciers même s’ils vendent surtout des flingues, les institutions sont foireuses mais il y a encore des institutions. Et dans un monde où il reste si peu, un homme peut aller très loin pour récupérer la dernière chose importante qu’il veut sauver, caché au fond de son coffre.



Via Ecran Large:
Les rares spectateurs d'Animal Kingdom, premier film de David Michôd, le savaient, ils avaient affaire à un maître en devenir. Il en allait de même pour les amateur de Guy Pearce et Robert Pattinson, se désolant de voir deux excellents comédiens trouver des rôles à leur mesure. Par conséquent, la réunion dans un décor post-apocalyptique de ces trois talents bruts ne pouvait qu'attirer notre attention, à fortiori au sein d'un 67ème Festival de Cannes qui préféra réserver la compétition officielle aux habitués de la Croisette.
Dans une Australie livrée à elle-même suite à une crise économique sans précédent, un anonyme se lance à la poursuite des trois malfrats qui lui ont dérobé son unique bien, sa voiture. Il emmène avec lui le frère d'un d'entre eux, laissé pour mort par ses complices. Au-dessus de ce synopsis simplissime flottent aussi bien les fantômes de Mad Max que les impensés d'une histoire Australienne qui vit s'affronter fils de bagnards et miliciens impitoyables. David Michôd n'entendant pas citer le petit catalogue du cinéma de genre ou de la science-fiction cataclysmique, il se concentre bien évidemment sur cet héritage historiographique. The Rover s'avère donc une fuite en avant d'un nihilisme paralysant, une course contre la vie modelée par les reliefs d'une Australie calcinée.
Focalisé sur son découpage tour à tour nerveux puis atmosphérique, occupé à confectionner une myriade plans somptueux, David Michôd laisse Guy Pearce et Robert Pattinson s'affronter avec délice. Les deux comédiens se jaugent et se provoquent au rythme d'une valse pathétique, dont l'humanité ressort paradoxalement souillée mais grandie. Le film doit énormément à leur composition qui ne laisse jamais la tension retomber, jusque dans les séquences les plus oniriques de cette infernale balade. Une fois de plus, le metteur en scène fait mine de s'appuyer sur des figures matricielles du Septième Art, pour mieux porter aux nues ses références littéraires et picturales, composant un film total, dont la moindre image éveille chez le spectateur un maelström d'émotions contraires.
On pourrait s'attarder sur la violence du récit, sa totale absence de pitié, ou le peu de cas qu'il fait d'un spectateur balloté entre exécutions sommaires et massacres en série. Mais The Rover n'a rien d'un film d'exploitation désireux de bander ses muscles. Soutenu par une bande-originale entre musique concrète et détournement pop, le métrage se veut une œuvre de genre capable de repousser les frontières du road trip post-apocalyptique. David Michôd y parvient avec brio, signant ici son premier chef d'œuvre, dont la radicalité et le jusqu'au-boutisme laisseront une partie du public sur le bord de la route, les cordes vocales rompues par un cri d'adhésion ravageur.
EN BREF : The Rover est un choc absolu, un film d'hauteur qui porte le trip post-apocalyptique vers des hauteurs inconnues et paroxystiques.
 
Via Cinemateaser:
« Vous devez y tenir à cette voiture. C’est fou de s’énerver pour si peu », dit une femme au Vagabond (Guy Pearce) qui, depuis qu’un gang a volé son véhicule, n’a plus qu’une idée : retrouver les malfrats et récupérer son bien. THE ROVER conte la mission absurde d’un homme dénué de toute émotion perceptible. Pourtant, David Michôd, qui avait déjà démontré son talent pour la dissection de la complexité humaine dans ANIMAL KINGDOM, va mener le spectateur vers la compréhension de cet homme insondable. Il l’oppose à Rey (Robert Pattinson), membre du gang que le Vagabond va utiliser pour retrouver sa bagnole. Quand l’un, idiot du village, affirme sa foi en Dieu, l’autre lui rétorque : « Dieu t’a laissé avec moi qui n’en a rien à foutre de toi ». Quand le Vagabond fait montre d’un pragmatisme clinique, l’autre affirme : « Y a pas besoin d’une raison pour tout ». Grâce à cette dynamique des contraires brillamment écrite, Michôd pose sa caméra sur un Occident putréfié, dix ans après la chute de son économie. Tout en non-dit et en suggestion, THE ROVER explore un univers d’anticipation où la Chine a pris le pouvoir, où l’Australie est devenue ce que sont certains pays africains aujourd’hui – une terre riche en minerais convoités où règnent famine et misère. Un monde où l’on tue sans réfléchir, où le déclin économique s’accompagne d’une agonie effrayante de la morale et où la vie humaine, dépourvue de but, n’a plus de valeur. Incapable d’inventer un nouveau système pour fonctionner, l’Homme tourne en rond. En tirant ce portrait d’un rare nihilisme, Michôd confirme tout le talent qu’on avait décelé dans son premier film, mais renouvelle profondément son esthétique : là où ANIMAL KINGDOM jouait sur un romantisme opératique, une claustrophobie urbaine et des personnages sournois, THE ROVER abat la carte de la frontalité, se penche sur des hommes démasqués, filme la violence et la peur sans détour, use de musique bruitiste et de la lumière cramée des grands espaces pour saturer le spectateur de sensations écrasantes. Pesant et agressif, THE ROVER offre une expérience de cinéma extrême, dont on n’a pas fini de décrypter la densité émotionnelle et la précision stylistique. Ici, tout peut arriver, même un Vagabond qui fera tout pour récupérer sa dernière possession. Mais est-il vraiment un monstre ? Quel est ce remords que l’on croit déceler dans certains de ses regards ? Agit-il réellement sans but ? La réponse que Michôd offre dans toute sa crudité à la fin de THE ROVER, qu’il capte avec une immense dignité, se révèle profondément déstabilisante et bouleversante. Un film choc, un vrai.

Via Le Figaro:

Robert Pattinson, convainquant et juste dans The Rover.
L'Australien David Michôd signe un film apocalyptique, porté par Guy Pearce et Robert Pattinson. Haletant.
La poussière, la chaleur, et la désolation: voilà d'emblée ce qui saute à la gorge du spectateur de The Rover, l'admirable long métrage postapocalyptique de David Michôd (Animal Kingdom), avec Guy Pearce et Robert Pattinson. Dans un monde en déclin foudroyé par l'autodestruction, la violence et la rapacité des hommes ont submergé une société en lambeaux. Un homme qui a tout perdu (formidable Guy Pearce, tout en sobriété tendue) se fait voler sa voiture par un gang en fuite. On dit que la foudre ne tombe jamais deux fois sur le même arbre. La preuve que si.
Pour Guy Pearce, c'est la goutte d'eau qui fait déborder son vase. Le sursaut est brutal. Animal même. Une vigoureuse décharge d'adrénaline le pousse à prendre en chasse les voleurs. Froid comme une lame, sans affect, le vétéran passe à l'action. Ses gestes sont sûrs. Une détermination vengeresse coule dans ses veines.
Bien sûr, il y a du Mad Max dans les premières passes d'armes autoroutières entre les deux voitures. D'origine australienne, Michôd est retourné filmer sur sa terre natale, dans l'outback australien. On décèle aussi l'étrange absurdité obsessionnelle du premier film de Steven Spielberg, Duel.
Seule effusion: la violence

Taillé comme un diamant brut,The Rover file sur le serpent d'asphalte sans s'encombrer de sentiments, de morale ou même d'éthique. Sur ce chemin escarpé, le héros taiseux va faire une rencontre. Robert Pattinson (convainquant et juste) incarne Rey, le petit frère laissé pour mort par le chef de gang. Une étrange alliance se noue entre eux. Guidés par des motifs différents, les deux hommes poursuivent paradoxalement le même objectif. On reconnaît là la thématique sombre et austère du roman d'anticipation de Cormac McCarthy,La Route, porté à l'écran par John Hillcoat en 2009 avec Viggo Mortensen. Au cœur d'un monde en cendres, on y découvrait un père et son fils, deux survivants poussant leur chariot de supermarché, décidés à rejoindre la mer.
Aussi curieux que cela puisse paraître, le cœur en hiver du vétéran Guy Pearce va progressivement se réchauffer au contact du jeune gamin paumé qui lui sert de guide pour rattraper sa voiture. Cependant aucune effusion n'est à redouter, excepté celle de la violence. Haletante, sèche comme un coup de trique, l'action de The Rover vous fouette comme un coup de sirocco, jusqu'au finale surprenant qui rappellera aux plus cinéphiles Apocalypse 2024 (1975), avec le jeune Don Johnson, d'après un roman de Harlan Ellison.
The Rover (qu'on pourrait traduire par Le Rôdeur) s'affirme comme l'odyssée dérisoire d'un tandem d'humains dépareillés évoluant dans un monde dévasté. Sur ce terreau émotionnel stérile finit pourtant par jaillir la pousse fragile d'une émotion. En cela, le film fonctionne comme un miroir des peurs enfouies dans notre psyché collective. De plus, Michôd a su conserver une simplicité de narration et un dépouillement dignes des meilleurs contes futuristes. Grâce au réalisme brut de certaines séquences et à l'authenticité viscérale qui rejaillit sur grand écran, son western de fin du monde prend aux tripes.
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From The Hollywood Reporter:

Pattinson delivers a performance that, despite the character’s own limitations, becomes more interesting as the film moves along, suggesting that the young actor might indeed be capable of offbeat character work. But always commanding attention at the film’s center is Pearce, who, under a taciturn demeanor, gives Eric all the cold-hearted remorselessness of a classic Western or film noir anti-hero who refuses to die before exacting vengeance for an unpardonable crime.

  From Variety:
Pearce is fiercely impressive here as a man who gave up on the human race even before the latest round of calamities, and if there are occasional glimpses of the kinder, gentler man he might once have been, we are more frequently privy to his savage survival instincts. But it’s Pattinson who turns out to be the film’s greatest surprise, sporting a convincing Southern accent and bringing an understated dignity to a role that might easily have been milked for cheap sentimental effects. With his slurry drawl and wide-eyed, lap-dog stare, Rey initially suggests a latter-day Lennie Small, but he isn’t so much developmentally disabled as socially regressed — an overprotected mama’s boy suddenly cast to the wolves — and Pattinson never forces or overdoes anything, building up an empathy for the character that’s entirely earned. He becomes an oasis of humanity in this stark, forsaken land.

From The Guardian:

Michôd creates a good deal of ambient menace in The Rover; Pearce has a simmering presence. But I felt there was a bit of muddle, and the clean lines of conflict and tension had been blurred: the dystopian future setting doesn't add much and hasn't been very rigorously imagined. I even had the suspicion that the screenplay should perhaps have gone through one or two more drafts, or perhaps returned to an earlier draft, when casting was clearer. Well, Michôd certainly delivers some brain-frazzling heat and directionless despair.

From The Playlist:

Pearce is reliably riveting as the totally stonefaced Man With No Name Except Maybe Eric, and Michod exploits his charisma for all its worth in the many extended takes of his inscrutable, unreadable mien, while Pattinson, who we were initially worried might be too tic-laden to fully convince, actually turns in a performance that manages to be more affecting than affected. It’s certainly the best we’ve seen him deliver, despite the rather standard-issue-halfwit yokel accent and the actor commits to it wholly. The contrast between these men, Pattinson as twitchy as Pearce is impassive is marked and its in the space between the two, punctuated by bursts of gunfire, that the film really lives. (...) Accompanied by an eclectic score of drones and electronic pulses interrupted by some incongruous tracks (including a very funny, slightly meta use of “Don’t hate me cause I’m beautiful” as hummed-along-to by Pattinson) the story Michod and Joel Edgerton came up with, all the way back before “Animal Kingdom” may not quite reach the heights of that crime saga, but it arguably fulfills another important function: it shows Michod work with other genres and textures, and still make a film that is unmistakably his, and that is how auteurs are made.

 
From HitFix:

Robert Pattinson's Rey seems like he's barely able to function as a person. He mumbles, he seems like a bit of a dummy, and while he seems capable of violence, he feels like a scared kid who's constantly terrified of everyone else, unsure why people do what they do, unable to communicate on those rare occasions that the synapses all actually do fire. He's very good in the role, and while I'm not crazy about the film as a whole, if Pattinson keeps making choices like this and his ongoing collaboration with David Cronenberg, there may actually be a future for him where people are genuinely shocked to learn that he starred in the "Twilight" movies.
From Little White Lies:

Performances are pitched just right between hard-bitten and mournful. Guy Pierce, as all know, has stoically grizzled down to a fine art, while Pattinson manages his new non-heart-throb ground (the make-up team have wrought merry hell on his teeth) with admirable pathos. His limp, hick accent, facial tics and staccato delivery play second, third, fourth and fifth fiddle to a whole lot of heart, and one that Eric cannot help but fall for. If there’s one thing this violent metaphysical drama emphasises it’s that heart is, when all else fails, a man’s best friend.

From Indiewire:

Pearce's scowling appearance and relentless ability to force others to meet his demands—particularly in a sudden burst of violence when he seeks out a firearm—marks his strongest role since "Animal Kingdom," while Pattinson finally moves beyond wooden mannerisms to give his awkward character a pathetic, creepy demeanor.

From Buzzsugar:

Pearce is the center of the film and a forceful presence as usual, but Pattinson puts in a formidable and truly transformative performance all his own. Rey is an unattractive character in an unattractive world, with rotten teeth, a bad haircut, and an off-putting, twitchy demeanor, but there's no sense that Pattinson did any of this in a superficial effort to ugly himself up and distance himself from his heartthrob image. If anything, the role should stand as proof to any doubters that with the right director and the freedom to break free of his own public persona, Pattinson has real ability and magnetism on screen. You can judge for yourself when The Rover hits theaters in the U.S. beginning on June 13.

 
From Vulture:

Several members of the press have advanced the notion that The Rover finally proves Pattinson's acting chops, though I think he already acquitted himself admirably two years ago when he starred in David Cronenberg's Cannes premiere Cosmopolis. What they really mean is that The Rover lets Pattinson be butch for once, waving around a gun and caking his face with blood and dirt in a bid to prove his manliness in the wake of Twilight. It's ironic, then, that the best-liked part of The Rover comes when Pattinson — and the movie — gets a little lighter in the loafers. Sitting alone in his car before a major gun battle, Pattinson listens to the radio and sings along. The song is Keri Hilson's "Pretty Girl Rock," and Pattinson's dumb-dumb launches into an unexpectedly sweet falsetto, certain that no one is watching. "Don't hate me 'cause I'm beautiful," he croons. "Now do the pretty girl rock." Pattinson knows what it's like to be hated for his franchise-leading beauty, and the solutions are clear: He can either brush that dirt off his shoulder, or, as in The Rover, smear it all over his face.
From First Showing:

While the film and its experience is fresh in my mind, the more I begin to think about it and process it even as I begin writing about it, the more I realize how much Michôd has hidden in the silence, in the quietness and dialogue-free moments. In turn, this makes every last word spoken that much more important. Pearce, similar to Ryan Gosling in Drive, carefully chooses every word, every twitch, every muscle in his body to deliver a performance that speaks volumes while actually saying very little. Even Robert Pattinson, giving one of his best fidgety, aloof performances to date, has so much more to say between every word he speaks.

From Empire Online:

As anyone who’s seen Animal Kingdom will know, the squeamish need not apply: there are shocks, but not in a gimmicky way. This is about communicating the horrors of a desperate, barren world – something we’ve seen before, of course, but Michôd gives it his own spin. Characters are well-drawn, despite long swathes without dialogue – Pearce is as strong as he’s ever been and Pattinson shows more range than many might expect.

From Screendaily:

When, for much of the central section, the film becomes effectively a moody two-header for Pattinson and Pearce, The Rover essentially flatlines. Still, there’s much here to admire, not least the casting of some formidable plug-uglies, the general grunginess and grubbiness created by designer Jo Ford, and the ominous metallic clang of Anthony Partos’s unusual score.

From Roger Ebert.com:

There is a huge amount of talent on display in "The Rover", and the opening ten minutes is as captivating as anything you’re likely to see at the movies this year. In it, Michôd presents pieces of his narrative puzzle in a series of near-surrealist vignettes that we’re excited to see come together.

From Movie Pilot:

The director does hark back to some of his stronger points though with counterpointed pop music interspersed in a rousing, almost adventurous avant garde score. Most impressively of all, the director draws a remarkably against-type performance from his Twilight star. Pattinson pulls off nervous twitching, shoddy posture and general writhing to great effect; his character's a classic fool and he plays it so

 
From Metro UK:

Up against Pearce, Pattinson steps up his game and acquits himself admirably. He plays tic-laden Rey from the American South, complete with hillbilly accent, with wide-eyed, dim-witted naivety. As Pattinson continues to do his utmost to shy away from his heartthrob status, it’s a huge departure from anything he’s done before and he gives it his all in the best performance of his career so far.

From Hey U Guys:

Like most films set in the future, Michod’s The Rover is a damning indictment of our society and a warning of the price we might pay for our behaviour. Yet there is nothing here we haven’t seen before. It has much in common with films such as The Road, but adds little to it. Guy Pearce excels in a difficult role and Robert Pattinson is believable and entertaining as his partner on this oft-beaten track through a dystopia of our making.

From Next Projection:

Though thematically similar to Mad Max, another Australian dystopian roadmovie, The Rover is an interesting take on a future dystopia with compelling performances by Pearce and Pattinson, with the latter succeeding in getting rid of his Twilight-image.

From Australian Associated Press:

Repeating the feat was always bound to be difficult but 41-year-old Michod's follow-up - a road movie from hell - is enthralling, unrelenting and superbly acted by leads Guy Pearce and Robert Pattinson. (...) Pearce, conveying as much with his gaze than anything else, is captivating throughout as his past and motives are slowly revealed right up until the final frame. Former teen heartthrob and Twilight star Pattinson delivers potentially his best performance yet, convincing as the twitchy Rey and evoking empathy in his tortured struggle between family loyalty and resentment at being left for dead.

 From Toronto Star:

Pattinson’s Rey has an accent that sounds more Arkansas than Aussie, no reason given, but delivers a seriously good performance that will help move him past his vampire trifles. He’s well-paired with the reliable Pearce, who has played desperate men before, but never one of such contained fury.



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